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« Netanyahu n’a pas seulement clos le dossier des réfugiés, il a aussi menacé d’expulser 1,5 million de Palestiniens (les Arabes palestiniens) hors d’Israël après avoir déclaré qu’il voulait que les Palestiniens reconnaissent un Etat juif pur. »

Les responsables politiques et les intellectuels palestiniens ont convenu à l’unanimité de soutenir le droit au retour des réfugiés palestiniens, lors de l’atelier qui s’est tenu à Gaza samedi, pour marquer la Journée mondiale des réfugiés (20 juin). Au cours de cet atelier, organisé par la Société des réfugiés basée à Gaza, les participants ont réitéré le droit au retour des réfugiés palestiniens dans leur patrie et rejeté toute tentative de remise en cause.

Les réfugiés palestiniens, non seulement dans les Territoires palestiniens mais dans le monde entier, se sont montrés très préoccupés s’agissant de leur droit au retour après les propos bellicistes du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sur les réfugiés palestiniens, le 14 juin. Dans un discours portant sur sa politique dans la processus de paix au Moyen-Orient, Netanyahu a déclaré qu’Israël n’acceptera jamais le retour des réfugiés palestiniens sur le territoire d’un Etat juif, mais sur celui d’un Etat palestinien démilitarisé.


Ramzi Rabah, spécialiste palestinien des affaires des réfugiés, a déclaré durant l’atelier que Netanyahu « avait renversé les rôles et tué tout espoir d’une solution politique au problème des réfugiés palestiniens. »


Pour lui, « Netanyahu n’a pas seulement clos le dossier des réfugiés, il a aussi menacé d’expulser 1,5 million de Palestiniens (les Arabes palestiniens) hors d’Israël après avoir déclaré qu’il voulait que les Palestiniens reconnaissent un Etat juif pur. »


Un rapport publié samedi par le bureau central des Statistiques palestinien (BCSP) pour commémorer la Journée mondiale des réfugiés indique que fin 2008, le nombre de réfugiés palestiniens dans le monde était de 4,7 millions.


Pour le BCSP, le peuple palestinien est en proie à une véritable tragédie humanitaire, « quand des milliers d’entre eux ont été expulsés, par la force, de leurs villes et villages, saisis par Israël ».


Talal Oukal, analyste politique palestinien à l’universite al-Azhar à Gaza, a appelé les factions palestiniennes à réunir d’urgence un sommet palestinien et arabe pour réagir au déni israélien du droit au retour.


« Israël et les Etats-Unis ne réussiront pas à trouver un seul Palestinien qui ferait une concession sur ce droit légitime (au retour), » dit Oukal au participants de l’atelier.

« Nous ne devons pas regarder ce que sont en train de faire l’administration US et l’Union européenne pour les réfugiés. Les mouvements palestiniens, Fatah et Hamas, doivent faire tout leur possible pour mettre fin à la fracture politique actuelle entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. » a-t-il déclaré.


Le mouvement islamique Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza mi-juin 2007 après l’incursion des forces de sécurité du Fatah du président Mahmoud Abbas soutenu par l’Occident. Depuis lors, le Fatah a une grande influence en Cisjordanie. Les deux factions sont pressées par l’Egypte de signer un accord d’union en juillet prochain pour mettre fin à leur fissure interne.


D’après les derniers chiffres de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), les réfugiés palestiniens vivent actuellement dans 58 camps de réfugiés dans les Territoires palestiniens et plusieurs pays arabes.


« Il y a 12 camps de réfugiés au Liban, 10 en Jordanie, 9 en Syrie, 19 en Cisjordanie et 8 dans la bande de Gaza, tous supervisés par l’UNRWA, » indique l’organisation internationale.


Khaled el-Batsh, haut responsable du Jihad (Guerre sainte), a déclaré à Xinhua que la question des réfugiés palestiniens «  ne doit pas dépendre des sentiments et des émotions de l’humeur de telle ou telle faction,  » ajoutant, «  nous devons trouver des moyens pratiques pour faire pression sur le Fatah et le Hamas pour aller à l’union. »


« Aussi longtemps que dureront notre querelle, notre déchirure et notre fissure, il sera facile pour Israël de mettre ses plans à exécution. Ce dont nous avons besoin, c’est d’être unis et de faire face à ces défis qui visent à nous priver de l’exercice de nos droits légitimes, » dit-il.


Les participants à l’atelier ont conclu que l’Autorité nationale palestinienne (ANP) devait rompre les négociations avec Israël « jusqu’à ce qu’il s’engage totalement à cesser la colonisation et à respecter les résolutions internationales, y compris celle relative au droit au retour des réfugiés palestiniens dans leur patrie. »


Ils ont également appelé les Palestiniens à s’unir pour mettre fin à la fissure actuelle et faire front à Israël jusqu’à ce que les Palestiniens atteignent leurs objectifs nationaux, « principalement le droit au retour des réfugiés, conformément à la Résolution n° 194 des Nations Unies, et la création d’un Etat palestinien.  »

Saud Abu Ramadan


Source: http://www.info-palestine.net
Tag(s) : #Palestine

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