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Colonialisme

Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 22:55

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« … ainsi, quand la résistance à une invasion étrangère est le fait d'un peuple occidental, elle s'appelle « patriotisme » et est digne de tous les éloges ; quand elle est le fait d'un peuple oriental, elle s'appelle « fanatisme » ou « xénophobie » et ne mérite plus que la haine ou le mépris. D'ailleurs, n'est-ce pas au nom du « Droit », de la « Liberté », de la « Justice » et de la « Civilisation » que les Européens prétendent imposer partout leur domination, et interdire à tout homme de vivre et de penser autrement qu'eux-mêmes ne vivent et ne pensent ? On conviendra que le « moralisme » est vraiment une chose admirable, à moins qu'on ne préfère conclure tout simplement, comme nous-même, que, sauf des exceptions d'autant plus honorables qu'elles sont plus rares, il n'y a plus guère en Occident que deux sortes de gens, assez peu intéressantes l'une et l'autre : les naïfs qui se laissent prendre à ces grands mots et qui croient à leur « mission civilisatrice », inconscients qu'ils sont de la barbarie matérialiste dans laquelle ils sont plongés, et les habiles qui exploitent cet état d'esprit pour la satisfaction de leurs instincts de violence et de cupidité. En tout cas, ce qu'il y a de certain, c'est que les Orientaux ne menacent personne et ne songent guère à envahir l'Occident d'une façon ou d'une autre ; ils ont, pour le moment, bien assez à faire de se défendre contre l'oppression européenne, qui risque de les atteindre jusque dans leur esprit, et il est au moins curieux de voir les agresseurs se poser en victimes.

 

Cette mise au point était nécessaire, car il est certaines choses qui doivent être dites… »

 

 

René Guénon, 1927 (La Crise du monde moderne)

Par René Guénon - Publié dans : Colonialisme - Communauté : La Cyber-résistance
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Mercredi 14 novembre 2012 3 14 /11 /Nov /2012 01:43

Quoi qu’il en soit, ce que les Occidentaux appellent civilisation, les autres l’appelleraient plutôt barbarie, parce qu’il y manque précisément l’essentiel, c’est-à-dire un principe d’ordre supérieur ; de quel droit les Occidentaux prétendraient-ils imposer à tous leur propre appréciation ? Ils ne devraient pas oublier, d’ailleurs, qu’ils ne sont qu’une minorité dans l’ensemble de l’humanité terrestre ; évidemment, cette considération de nombre ne prouve rien à nos yeux, mais elle devrait faire quelque impression sur des gens qui ont inventé le « suffrage universel » et qui croient à sa vertu. Si encore ils ne faisaient que se complaire dans l’affirmation de la supériorité imaginaire qu’ils s’attribuent, cette illusion ne ferait de tort qu’à eux-mêmes ; mais ce qui est le plus terrible, c’est leur fureur de prosélytisme : chez eux, l’esprit de conquête se déguise sous des prétextes « moralistes », et c’est au nom de la « liberté » qu’ils veulent contraindre le monde entier à les imiter ! Le plus étonnant, c’est que, dans leur infatuation, ils s’imaginent de bonne foi qu’ils ont du « prestige » auprès de tous les autres peuples : parce qu’on les redoute comme on redoute une force brutale, ils croient qu’on les admire ; l’homme qui est menacé d’être écrasé par une avalanche est-il pour cela frappé de respect et d’admiration ?


René Guénon, Orient et Occident

 

 

Ce n'est pas que nous négligions les rapports sinistres qui lient vos activités culturelles à l'étranger à vos intérêts politiques et économiques. En vérité, il est à craindre que, quand même vous auriez pris la décision d'établir des relations politiques et économiques avec les autres sur une base de justice, vous ne vous croyiez encore investis d'une "mission civilisatrice". Il y autre chose que des intérêts politiques et économiques derrière la fureur de prosélytisme; derrière tout cela, il y a un fanatisme qui ne supporte aucune sagesse qui ne soit de son époque ou de son genre ni le produit de ses propres calculs pragmatiques. " Il y a une rancoeur, a dit Hermès Trismégiste, qui est dédaigneuse de l'immortalité et ne veut pas que nous reconnaissions ce qu'il y a en nous de divin."

 

Ananda K. Coomaraswamy, Suis-je le gardien de mon frère?



 

Voici un des aspects de la fureur de prosélytisme de l'Occident:

 

 

 


Par Réveil des Consciences - Publié dans : Colonialisme - Communauté : La Cyber-résistance
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 03:10

" C’est un étrange état d’esprit, surtout chez des hommes qui parlent sans cesse de « droit » et de « liberté », que celui qui les porte à dénier aux civilisations autres que la leur le droit à une existence " - René Guénon.

 



Par Réveil des Consciences - Publié dans : Colonialisme - Communauté : La Cyber-résistance
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 04:43

L'"éducation" moderne imposée aux cultures traditionnelles (par exemple, à la culture gaélique, indienne, polynésienne, amérindienne) est seulement moins délibérément, mais non moins réellement, délétère que la destruction par les nazis des bibliothèques en Pologne, destinée à effacer la mémoire raciale du peuple polonais; les Allemands ont agi consciemment, mais nous, qui anglicisons, américanisons ou francisons, nous sommes poussés par un ressentiment que nous n'avons le courage ni de reconnaître ni de confesser. Ce ressentiment est, en fait, notre réaction face à une supériorité qui nous irrite et que, par conséquent, nous aimerions détruire.

Note 20 du chapitre

 


 

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Mais un problème nous occupe ici, à savoir le postulat selon lequel l'instruction serait "un bien formidable et une condition indispensable de la culture", y compris pour les sociétés non encore industrialisées. L'immense majorité de la population mondiale est encore sans industrie et peut lettrée, de même qu'il existe des peuples encore "préservés" (à l'intérieur de Bornéo); mais l'Américain moyen, qui ne connaît aucun autre style de vie que le sien, estime que "sans instruction" signifie "sans culture", comme si cette majorité constituait seulement une classe sous-développée au sein de son propre milieu. C'est la raison pour laquelle (il en existe d'autres plus méprisables qui ne sont pas étrangères aux intérêts "impérialistes"), lorsque nous nous proposons non seulement d'exploiter mais encore d'éduquer "les races inférieures sans loi (c'est-à-dire notre loi)", nous leur infligeons des blessures profondes et souvent mortelles. Nous disons "mortelles" ici plutôt que "fatales", parce que c'est précisément une destruction de leur mémoire dont il s'agit. Nous oublions que "l'éducation" n'est jamais créatrice, mais que c'est une arme à double tranchant, toujours destructrice, soit de l'ignorance, soit de la connaissance, selon que l'éducateur est sage ou sot. Trop souvent il arrive que les sots se précipitent là où les anges n'osent s'aventurer.

 

... En parlant de "la fureur de prosélytisme" dans un précédent article, je n'avais pas seulement à l'esprit les activités des missionnaires professionnels mais, plus généralement, celles de tous ceux qui plient sous le poids du fardeau de l'homme blanc et sont impatients de distribuer aux autres les "bienfaits" de notre civilisation. Qu'y a-t-il derrière cette fureur, dont nos expéditions punitives et nos "guerres de pacification" ne sont que les manifestations les plus apparentes? Il ne serait pas excessif de dire que nos activités éducatives à l'étranger (un terme qui doit inclure les réserves indiennes en Amérique) sont motivées par le désir de détruire les cultures existantes. Et ce n'est pas seulement, je pense, à cause de notre conviction en la supériorité absolue de notre Kultur, et du mépris et de la haine (et nous ne comprenons pas que des gens puissent agir sans mobile économique), mais c'est aussi à cause d'une envie, inconsciente et profondément enracinée, d'une sérénité et d'un repos que nous ne pouvons que reconnaître chez ceux que nous disons "préservés". Il nous est pénible de constater que ceux-ci, qui ne sont ni industrialisé ni "démocrates" comme nous le sommes, sont néanmoins satisfaits; nous nous sentons obligés de les mécontenter et, particulièrement, de mécontenter leurs femmes, à qui nous pouvons apprendre à travailler en usine ou à embrasser une carrière. J'ai employé à dessein le terme Kultur parce qu'il n'existe pas de réelle différence entre la volonté des Allemands d'imposer leur culture aux races "arrièrés" du reste de l'Europe et notre détermination à imposer la nôtre au reste du monde; il se peut que les méthodes de ceux-là soient plus brutales, mais la volonté restes la même à la base (20). Comme je l'ai laissé entendre plus haut, "la misère aime la compagnie" et telle est l'explication véritable et inavouée de notre volonté de créer un nouveau monde parfait de mécaniques uniformément instruites.

 

... La foi aveugle que nous avons dans l'instruction nous dissimule l'importance d'autres talents, de sorte que nous ne nous soucions pas des conditions infra-humaines dans lesquelles un homme peut avoir à gagner sa vie, et s'il lui arrive de lire pendant ses heures de loisir, que nous importe ce qu'il lit! Mais cette foi aveugle est aussi l'une des causes principales des préjugés raciaux et devient un facteur essentiel dans l'apauvrissement spirituel de tous les peuples "arriérés" que nous nous proposons de "civiliser".

 

 

Par Ananda K. Coomaraswamy

Extraits de l'ouvrage Suis-je le gardien de mon frère? Chap.II : L'illusion de l'instruction.

Par Réveil des Consciences - Publié dans : Colonialisme - Communauté : La Cyber-résistance
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 20:18

Lorsque le Cheikh Bachir El Ibrahimi anima cette causerie qui avait pour titre « défendre le colonialisme c’est faire la guerre à l’Islam » (1), la révolution algérienne n’en était qu’à ses débuts et n’avait pas encore ce caractère irréversible que lui conféra le soulèvement du 20 août 1955. Fort d’un passif militant de plus de trente ans, qui l’opposa aux menées de la France coloniale en Algérie, le Cheikh El Ibrahimi invita non seulement le peuple algérien mais aussi tous les peuples du monde arabo-musulman à la plus grande vigilance contre les intrigues de l’Impérialisme dont le seul but était le maintien perpétuel de son hégémonie.

 

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Le Cheikh Bachir El Ibrahimi au micro, lors d'une réception en l'honneur d'Eld'El-Wartalani à l'hôtel Sémiramis au Caire dans les années cinquante.


Le Cheikh El Ibrahimi entendait donc donner une directive simple reposant sur la jurisprudence de son expérience militante, à savoir que les peuples musulmans ne devaient jamais pactiser ou s’allier avec l’Impérialisme. En effet, Le Cheikh fut sans cesse confronté, lorsque celui-ci était en Algérie, à toutes les manœuvres du colonialisme visant à saper, détruire l’Association des Oulémas et son œuvre. Le colonialisme français concilia tantôt la répression aux tentatives de séduction visant à amadouer les tenants de l’Association des Oulémas ainsi que ses partisans.

Le Cheikh était habité par cette conviction qu’il ne pouvait y avoir de compromis avec le colonialisme, car existait une contradiction, une opposition dans les principes mêmes régissant ces deux entités distinctes que lui-même exposa lors de son intervention. L’Islam, en plus d’être un adversaire acharné du colonialisme, constituait une alternative intellectuelle à l’hégémonie de la pensée occidentale dans sa version aussi bien libérale que marxiste. D’ailleurs Frantz Fanon invitait les intellectuels authentiques du monde arabo-musulman « à s’accrocher à cette arme sublime, à ce réservoir immense de la révolution morale et culturelle qui est enfoui dans les profondeurs des sociétés musulmanes. Il s’agit là d’une nécessité vitale pour l’éveil des masses, pour lutter et résister à l’Europe, aux idées et aux suggestions européennes qui envahissent nos pays. » (2).

Dans le contexte d’effervescence révolutionnaire que fut la décolonisation, surtout en Algérie, le discours du Cheikh El Ibrahimi sonnait comme une mise en garde contre toutes les tentatives de l’Impérialisme visant à miner le mouvement de libération des peuples opprimés. Il appelait à faire face à la guerre idéologique et psychologique que menait ou mènerait l’Impérialisme. Les propos du Cheikh El Ibrahimi, ont conservé jusqu’à aujourd’hui toute leur pertinence.

 

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Le Conseil d'administration de l'association des Oulémas (fin des années 1950), (de gauche à droite, assis) : Naïm Naïmi, Cheikh Abbas Bencheikh el Hocine, Ahmed Taoufik El Madani, Larbi Tebessi, Mohamed Bachir El Ibrahimi, Mohamed Khireddine, Abdellatif Soultani, Ahmed Bouchmel. (debout) : inconnu, inconnu, Baaziz Benomar, Ahmed Hammani, Aboubakr Laghouati, Djilali El Farissi, Abdelkader El Maghribi, Ahmed Sahnoune, Hamza Boukoucha, inconnu

 

 

Défendre le colonialisme, c’est faire la guerre à l’Islam (1)
Causerie du Cheikh El Ibrahimi, Le Caire le 26.04.1955

"L’Islam et le colonialisme sont deux extrêmes, qui ne peuvent jamais se rencontrer. L’Islam est la religion de la liberté et de l’émancipation alors que le colonialisme est la religion de la servitude.


L’Islam a instauré la pitié, la charité et préconise la pratique du bien et de la justice ; le colonialisme lui, repose sur la dureté et la tyrannie.


L’Islam appelle à la résignation et à la stabilité, pendant que le colonialisme appelle à la destruction et à la ruine.


L’Islam confirme les religions révélées dont il assure la continuité, préconise les bienfaits qu’elles enseignent, en respecte les prescriptions et en vénère les livres saints. Plus encore, l’Islam a fait de la croyance des livres saints et des prophètes de ces religions, une de ses bases et l’un de ses principes. Par contre le colonialisme renie tout cela et travaille à ruiner ces principes et plus particulièrement ceux de l’Islam dont il combat l’essence, le Prophète, le Coran et les adeptes.


Aussi, nous déduisons de tout cela que le colonialisme est le pire ennemi de l’Islam et par voie de conséquence de tous les gens de confession musulmane. Aussi sachant que le colonialisme est l’ennemi le plus acharné de leur religion, il est de leur devoir de tous les musulmans d’appliquer cette règle islamique ; le combattre et non le défendre et être hostile à l’impérialisme occidental et au colonialisme sous toutes ces formes. En effet, le colonialisme occidental, en plus des mobiles fondamentaux, d’égoïsme, de vanité, et d’exploitation, communs à tous les impérialismes, en a un autre qui lui appartient en propre : effacer toute trace de l’Islam de la surface de cette planète, car il craint de le voir rétablir sa puissance d’antan et restaurer sa grandeur passé. Toutes les actions du colonialisme tendent vers la réalisation de ce but et la tutelle qu’il impose aux multitudes humaines, la prétendue protection qu’il leur apporte, ne sont que des moyens dans sa lutte contre l’Islam.


De même, les encouragements qu’il prodigue aux musulmans qui ont dévié du droit chemin, et qui cherchent à en tromper d’autres, les égarés et les séducteurs ont pour but de dépouiller l’Islam de sa spiritualité, afin de le détruire graduellement. Prêchant l’athéisme chez les Musulmans ou protégeant les tares sociales proscrites et combattues par l’Islam, telles l’alcoolisme, la prostitution et les jeux de hasards, le colonialisme poursuit toujours le même but : l’anéantissement de l’Islam. En Algérie par exemple, le colonialisme français, autorise les jeux de hasard pour détruire la foi des musulmans…, c’est pour la même raison qu’il permet la multiplication des débits de boisson et bien d’autres choses. Par contre, il s’oppose à l’ouverture d’une médersa arabe, par les Algériens, pour assurer la pérennité de leur langue, ou à la création d’une école religieuse, pour sauvegarder les préceptes de leur religion.


Ceci dit, les Musulmans doivent comprendre et savoir que la vigilance la plus élémentaire leur recommande d’éprouver pour le moins les mêmes sentiments d’hostilité que leur ennemi éprouve envers eux. Leur loyalisme envers le colonialisme, leur ennemi, est une transgression des principes sacrés de l’Islam, car loyalisme signifie ici, le faire triompher de leur personne, de leur génération, de leur peuple et de leur patrie. Un des aspects les plus infâmes du loyalisme envers le colonialisme, c’est de s’allier à lui, au moment où il faudrait s’opposer à lui et de lui tendre la main au moment où il faudrait combattre. Il serait illogique que le loup s’entende avec l’agneau.


O musulmans ! O organisations musulmanes ! O gouvernements islamiques, ne manifestez aucun sentiment d’attachement pour le colonialisme, car ce serait commettre une agression contre le genre humain et vous seriez des hérétiques. Ne soyez à ses côtés, ni en temps de paix, ni en temps de guerre, car en temps de paix, il fait passer ses intérêts avant les vôtres, et en cas de guerre ce sont vos patries qui seront son butin. Ne contractez aucune alliance avec lui car il ne respecte pas ses engagements ; n’attachez aucune foi en ce qu’il dit, car il est sans foi ni loi.


Le colonialisme laisse échapper ses derniers soupirs. L’histoire est là pour témoigner que vous n’avez jamais tiré profit du colonialisme, ne fusse qu’une seule fois, pour votre attachement et votre loyalisme envers lui. Ne vous alliez pas à lui, car sa nature animale le pousse à dévorer son ami avant même son ennemi.


Que le salut et la bénédiction de Dieu soit sur vous."

Cheikh Bachir El Ibrahimi

 

 

Par Nadjib Achour.

 


 

Source: www.ism-france.org/analyses/Defendre-le-colonialisme-c-est-faire-la-guerre-a-l-Islam-article-16241

Par Nadjib Achour - Publié dans : Colonialisme - Communauté : Islam
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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 22:08

 

 

« Ce n’est point être « antioccidental », si l’on peut employer ce mot, que d’être résolument « antimoderne », puisque c’est au contraire faire le seul effort valable pour essayer de sauver l’Occident de son propre désordre ; et, d’autre part, aucun Oriental fidèle à sa propre tradition ne peut envisager les choses autrement que nous le faisons nous-même ; il y a certainement beaucoup moins d’adversaires de l’Occident comme tel, ce qui d’ailleurs n’aurait guère de sens, que de l’Occident en tant qu’il s’identifie à la civilisation moderne. Quelques uns parlent aujourd’hui de « défense de l’Occident », ce qui est vraiment singulier, alors que, comme nous le verrons plus loin, c’est celui-ci qui menace de tout submerger et d’entraîner l’humanité entière dans le tourbillon de son activité désordonnée ; singulier, disons-nous, et tout à fait injustifié, s’ils entendent, comme il le semble bien malgré quelques restrictions, que cette défense doit être dirigée contre l’Orient, car le véritable Orient ne songe ni à attaquer ni à dominer qui que ce soit, il ne demande rien de plus que son indépendance et sa tranquillité, ce qui, on en conviendra, est assez légitime. La vérité, pourtant, est que l’Occident a en effet grand besoin d’être défendu, mais uniquement contre lui-même, contre ses propres tendances qui, si elles sont poussées jusqu’au bout, le mèneront inévitablement à la ruine et à la destruction ; c’est donc « réforme  de l’Occident » qu’il faudrait dire, et cette réforme, si elle était ce qu’elle doit être, c’est à dire une vraie restauration traditionnelle, aurait pour conséquence toute naturelle un rapprochement avec l’Orient » - René Guénon.

Par Réveil des Consciences - Publié dans : Colonialisme - Communauté : La Cyber-résistance
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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 05:26
Par Mecanopolis - Publié dans : Colonialisme - Communauté : La Cyber-résistance
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