Quantcast

Islam

Mercredi 27 février 2013 3 27 /02 /Fév /2013 00:50

 

« Le plus significatif et le plus inquiétant de ces signes est à nos yeux ce nom d’Israël que l’Etat sioniste s’est approprié sans nul droit ; il s’agit, en effet, d’une profanation manifeste. L’appellation du "sionisme" contenait déjà une équivoque puisqu’elle faisait allusion à Sion, la montagne sainte de Jérusalem sur laquelle le Temple avait été bâti. Que dire alors du Saint Nom d’Israël donné par Dieu à Jacob à la suite d’un combat dont il sortit victorieux et dont la portée initiatique est unanimement reconnue ?


Israël est l’essence de la spiritualité proprement judaïque et le patriarche éponyme du peuple juif. Etymologiquement, ce Nom est lié à une idée de puissance et de victoire, car il signifie : "Que Dieu règne ! qu’Il se montre fort ! ". Et c’est ce Nom sacré qui va être porté par un Etat moderne, subversif dans sa constitution même puisqu’il prétend mettre fin par des moyens profanes à une sanction divine ! Il faut toute l’indifférence et l’inconscience du monde occidental pour ne pas réaliser l’énormité d’une telle usurpation. Imagine-t-on une " République d’Allah", un "Royaume du Christ-Roi" ou "du Voyage Nocturne" s’installant en Palestine ?

 

 

La préoccupation majeure d’un Etat illégitime, pour ne pas dire sa hantise, est naturellement d’être reconnu. Or, dans le cas présent cette reconnaissance ne porte pas seulement sur l’existence de cet Etat, mais aussi sur le droit à porter le nom qu’il s’est attribué. Reconnaître l’ "Etat d’Israël" implique que l’on valide la profanation dont il s’est rendu coupable, que l’on devienne son complice, et surtout qu’on le déclare, à tort, favorisé par une bénédiction divine et investi de la charge d’instaurer le règne de Dieu et d’assurer Sa puissance. Combattre un tel Etat, c’est le renforcer ; le reconnaître, c’est le renforcer davantage : tel est le dilemme infernal. Pour tout esprit traditionnel, la seule attitude légitime, fondée à la fois sur la  vérité et le droit, est de refuser cette reconnaissance quel que soit le prix à payer pour ce déni. Le premier devoir d’un juif orthodoxe, d’un chrétien ou d’un musulman est de ne pas reconnaître l’Etat juif. Ceci dit, il va de soi que la duplicité et la faiblesse des hommes n’ont pas le pouvoir de modifier le Droit divin ou de le rendre caduc. En vertu de sa mission propre et grâce à sa position cyclique (de dernière révélation*), l’Islam est mieux à même que toute autre religion de veiller au respect de ce Droit et au maintien de l’orthodoxie traditionnelle. On peut tenir pour assuré qu’il n’acceptera jamais le fait accompli.


Les conséquences politiques des illusions du monde moderne au sujet du sionisme sont d’une évidence incontournable. L’exigence sans cesse répétée d’ "assurer la sécurité de l’Etat juif" exprime une contradiction dans les termes. La paix dans la région est impossible tant que cet Etat y demeurera implanté. Toutes négociations avec ses dirigeants ne peuvent que tourner au désavantage de ceux qui les engagent, car le simple fait de les entreprendre offre déjà aux sionistes tout l’essentiel, c’est-à-dire la reconnaissance du moins implicite de leur Etat : pourquoi feraient-ils ensuite des concessions à des négociateurs qui, sans être à proprement parler des fantoches, ne peuvent en aucun cas être considérés comme des représentants de l’Islam ? »

 


Par 'Abd Ar-Razzâq Yahyâ (Charles-André Gilis) 

Extrait de l'ouvrage La Profanation d'Israël selon le Droit Sacré

Par 'Abd Ar-Razzâq Yahyâ (Charles-André Gilis) - Publié dans : Islam - Communauté : Islam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 29 décembre 2012 6 29 /12 /Déc /2012 21:24

 A l’âge de 21 ans, Ethar El Katatney, jeune journaliste égyptienne, entreprend un voyage spirituel dans la cité des savants et des saints de l’Islam, à Tarim, dans la vallée de l’Hadramaout au Yémen. La jeune femme a voulu raconter son expérience d’abord sous la forme d’un blog, puis a décidé de consigner l’ensemble de ses notes dans un livre, publié en anglais sous le titre « 40 days and 40 nights in Yemen, a journey to Tarim, City of light ». Elle confie à son journal intime réflexions, anecdotes et commentaires sur son expérience au Yémen, sur la fraternité,  l’enseignement ou sur ses découvertes. Shaykh Habib Ali al Jifri, qui a préfacé le livre, le décrit par ces mots « Ce journal est sincère dans ses épanchements émotionnels, brillant dans ses idées et profond dans sa signification. Son langage est spontané, provenant d’un cœur pur, nourri par l’amour d’Allah Tout-Puissant swt avec la volonté de se rapprocher de Lui… »


51VVvRO3dYL__SL500_AA300_.jpg

 

L’Hadramaout, qui peut se traduire par « la mort est venue », est le lieu où l’on vient mourir, non pas de mort physique, mais en effaçant tout ce qui, en nous, nous lie à ce bas-monde. A Tarim point d’internet, de télévision, de téléphone portable ni même de réfrigérateur ! Ce dépouillement matériel permet de prendre conscience des attachements et des dépendances artificielles du monde moderne et conduit à l’épurement du soi. « A Tarim la spiritualité est dans l’air ambiant. C’est un lieu où j’ai senti mon âme respirer, où j’ai pu me relier à Mon Créateur, apprendre à mieux me connaitre et retourner au monde régénérée »


Surnommée « la fille de Médine », la petite ville semble vivre comme au temps du prophète Muhammad sws et concentre en son sein bon nombre de ses descendants. La vie y est simple et dépourvu de tout superflu. Les maisons, construites en briques de terre, s’intègrent parfaitement à la nature et aux montagnes qui environnent la ville.

 

GTDUD00Z.jpg

 

Dans sa perception de ses habitants,  Ethar décrit ainsi ses voisins «Les voisins de ma famille sont un vieux couple et leur gentillesse me fait avoir honte…L’homme a amené mon frère dans toute la ville, lui a présenté tous les Shaykhs (alors qu’il est diabétique et a des problèmes de genou), il descend chaque jour au marché pour nous acheter des fruits frais et du poisson sans qu’on ne lui demande rien…La dame fait de la tension artérielle et ne peut marcher bien loin mais elle a insisté pour accompagner ma mère jusqu’à Dar-az-Zahra, lui a prêté son fer à repasser, lui fait parvenir à manger au troisième étage et nous invite tous les soirs au diner… Honnêtement, ils sont si gentils…je n’ai jamais rencontré de ma vie des personnes comme elles… Ils appliquent réellement les enseignements du prophète sws sans chercher à en tirer profit… » .


Venue pour étudier auprès des Shaykhs et enseignants Ba’Alawi, Ethar rencontre les « hababas » (surnom féminin des savantes descendantes du prophète sws). Elle écrit : « On réalise en rencontrant les « hababas » combien elles ont cette « haya », terme qui peut être traduit par « pudeur » sans toutefois englober l’entière signification du mot. Elles ont cette « haya » non seulement dans leur manière de se vêtir mais aussi dans leur façon de parler et de s’adresser aux autres. Les gens ici sont si sincères ! Ils ne jouent pas un rôle comme chez nous, où être aimable et authentique est une preuve de faiblesse ! Tout le monde est généreux, hospitalier et accueillant ! Les enseignant(e)s ne sont pas rémunérés, ils font cela parce qu’ils veulent véritablement que nous apprenions et tirions bénéfice des enseignements ! » Plus loin dans son journal, elle cite une anecdote à propos de Habib Omar : « Des étudiants Indonésiens sont venus étudier à Tarim pendant l’hiver alors que toutes les installations n’étaient pas encore complètement terminées. Ils se plaignirent auprès de Shaykh Habib Omar qu’ils n’avaient pas de couvertures. Alors Habib Omar rentra chez lui et revint avec des couvertures. Les étudiants lui dirent qu’elles étaient en nombre insuffisant. Il repartit donc chez lui et revient avec de nouvelles couvertures. Les étudiants lui dirent qu’il en manquait encore une. Il revint chez lui et cette fois-ci resta très longtemps. A son retour il apporta avec lui une couverture qui ne sentait pas très bon… Le lendemain, une personne qui travaillait chez Habib Omar raconta aux étudiants Indonésiens « Savez-vous ce qui c’est passé hier ? Vous souhaitiez des couvertures alors Habib Omar vous a donné celle de sa femme et la sienne. Vous en avez réclamé d’autres, alors il vous a donné celles de ses filles. Comme vous en réclamiez encore, il n’a trouvé que la couverture de son bébé. C’est pourquoi elle avait une drôle d’odeur ! »

 


Parfois, la réflexion de l’auteure se porte sur les Habaibs et toute la sincérité de son amour pour eux transparait en quelques mots «J’ai vu Habib Omar se rendant à la mosquée. Subhan Allah ! Son visage est si paisible et détendu… une expression qu’il partage avec tous les « Habayeb » : leur regard est parfaitement serein et leurs visages semblent divinement illuminés». « Son sourire est la première chose que l’on remarque chez Habib Ali.. » « Habib Khatim regardait constamment autour de lui et on avait l’impression qu’il regardait directement chacune d’entre nous… il conserva son demi-sourire pendant toute la séance… »

 

 

Le rythme des journées d’étude à Dar az Zahra est dense. Ethar prend note et partage dans son journal des citations des Shaykhs et enseignants : « Tout comme tu meurs si tu ne bois pas d’eau pendant trois jours, de même ton cœur meurt s’il n’est pas nourri du rappel d’Allah pendant plus de trois jours ! » (Habib Omar)


Certains jours des visites sont organisées à Tarim et aux alentours. Elle visite les mosquées qui portent le nom des savants et saints Ba’alawi, le cimetière de Zambal où, toujours avec une grande sincérité, elle témoigne « Nous y sommes allées la nuit et tout était parfaitement silencieux. Si on voulait visualiser la scène on penserait tout de suite à un film d’horreur. Pourtant, même la vue d’un chat noir au poil hérissé ne sembla pas si sinistre que ça ! Au contraire, l’endroit était extrêmement, extrêmement paisible. Serein même ! J’avais envie d’y passer la nuit et je n’étais pas le moins du monde paniquée ! … Ce fut vraiment une expérience…Mais je ne suis pas sûre de ce que je ressens. Je regardais autour de moi les autres pleurer et je me sentais comme le cancre de la classe, frustrée parce que je n’étais pas capable d’atteindre ce niveau spirituel ! Une partie de moi se disait « c’est juste un cimetière ». Mais une autre partie fut vraiment remuée et impressionnée, reconnaissant que je me tenais devant la tombe de personnes exceptionnelles. »

 

 

Après 40 jours d’étude, alors que le temps semble s’être arrêté à Tarim, il faut penser au retour « au monde » mais ce « monde » prend désormais un autre gout. Après avoir vécu une vie ascétique, s’être contentée du strict nécessaire, avoir (très peu) dormi sur un matelas posé à même le sol  dans une chambre sans rideau, s’être invariablement nourrie de riz baryani au poulet, notre jeune journaliste apprécie le moindre petit confort superflu qui a toujours réglé sa vie quotidienne et qui est devenu à ses yeux un véritable bienfait d’Allah swt. Pourtant son regard a changé, lorsque, sur le chemin du retour, elle fait escale à Dubaï, elle ne retrouve plus d’attrait à ce monde superficiel «Tarim et Dubaï ne sont pas seulement les côtés opposés du spectre, elles sont sur deux planètes différentes ! Et passer d’un extrême à l’autre et être à nouveau projetée dans un monde dont j’ai été éloignée pendant des semaines est bien plus difficile que je n’aurais pu l’imaginer. La vue autour de  moi est esthétique mais affligeante (imagine après les maisons en terre de Tarim, voir Burj Dubaï, le plus haut building au monde !). A part la lune, rien n’est pareil ! … J’ai le syndrome de l’ « état de manque » de Tarim ! …Les gens à Dubaï ont accès à tout ce dont ils peuvent rêver matériellement et pourtant ils ne sont jamais heureux ! Ils sont insatisfaits et s’efforcent de combler le vide de leur âme, mais ils ne le comprennent pas ! Par contraste, les gens de Tarim ont des visages rayonnants de contentement spirituel … je me sens déprimée !... Grâce à la manière dont j’ai vécu ces dernières semaines, j’ai l’impression d’avoir un regard clair comme du crystal.  Je me moque maintenant des marques de lunettes de soleil ou de sacs à main, je les perçois comme de simples étalages ostentatoires… je peux voir le matérialisme gouverner le monde comme dans une parodie. Mais ma vision sera-t-elle aussi claire dans un an, dans un mois ? A quelle vitesse vais-je reprendre mon mode de vie et de pensée « normal » ? »


« Aujourd’hui il y aura une éclipse de lune. On  dit que les du’as sont acceptés ces jours-là. Alors ma prière sera la même que celle que j’ai faite le dernier jour du stage lorsqu’il a plu : revenir à Tarim un jour. J’ai dit que je souhaitais que Tarim rentre avec moi. Aujourd’hui j’ajoute : je souhaite que Tarim rentre avec moi et reste avec moi. »

 

 

 

 

Notes : Toutes les citations ont été traduites du texte anglais.


Lire le livre dans sa version "blog"

 

 

Source: assalamalaykoum.over-blog.com/ 

Par Assalamalaykoum.over-blog - Publié dans : Islam - Communauté : Islam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 18 décembre 2012 2 18 /12 /Déc /2012 06:59

 

Quoi qu’il en soit, à ne considérer pour le moment que le côté extérieur, c’est sur une tradition que l’on peut qualifier de religieuse que repose toute l’organisation du monde musulman : ce n’est pas, comme dans l’Europe actuelle, la religion qui est un élément de l’ordre social, c’est au contraire l’ordre social tout entier qui s’intègre dans la religion, dont la législation est inséparable, y trouvant son principe et sa raison d’être. C’est là ce que n’ont jamais bien compris, malheureusement pour eux les Européens qui ont eu affaire à des peuples musulmans, et que cette méconnaissance a entraînés dans les erreurs politiques les plus grossières et les plus inextricables ; mais nous ne voulons point nous arrêter ici sur ces considérations, nous ne faisons que les indiquer en passant.

 

 

Nous ajouterons seulement à ce propos deux remarques qui ont leur intérêt : la première, c’est que la conception du "Khalifat", seule base possible de tout "panislamisme" vraiment sérieux, n’est à aucun degré assimilable à celle d’une forme quelconque de gouvernement national, et qu’elle a d’ailleurs tout ce qu’il faut pour dérouter des Européens, habitués à envisager une séparation absolue, et même une opposition, entre le "pouvoir spirituel" et le "pouvoir temporel" ; la seconde, c’est que, pour prétendre instaurer dans l’Islam des "nationalismes" divers, il faut toute l’ignorante suffisance de quelques «jeunes» Musulmans, qui se qualifient ainsi eux-mêmes pour afficher leur "modernisme", et chez qui l’enseignement des Universités occidentales a complètement oblitéré le sens traditionnel. 


 

Par René Guénon

Par René Guénon - Publié dans : Islam - Communauté : La Cyber-résistance
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 26 octobre 2012 5 26 /10 /Oct /2012 15:37

Nous souhaitons aux musulmans un heureux et béni 'Aïd al Kébir.

 

 

Par Réveil des Consciences - Publié dans : Islam - Communauté : Islam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 1 septembre 2012 6 01 /09 /Sep /2012 22:51

 

" Ils ne connaissent qu'un aspect extérieur de la vie en ce monde et sont indifférents à l'Au-delà " - Qor'an (30.7)



 

Dans le monde tel qu'il existe réellement, par le fait même que nous vivons dedans, que nous en faisons partie, les modes d'existence matériels, psychiques et spirituels s'interpénètrent pour former un tout, que la méthode purement analytique de la science moderne est incapable de saisir. Le moindre acte de perception, le fait d'appréhender un objet, quel qu'il soit, par les sens, de l'incorporer dans la trame des images intérieures et de le reconnaître, grâce à l'esprit, comme véridique et réel, tout cela constitue un processus indivisible, qui prouve que, même dans le monde d'ici-bas, des états de nature très différente s'imbriquent les uns aux autres sur le mode spatio-temporel ou temporel ou a-spatial, ou encore de manière supraspatiale ou supratemporelle, de sorte que la "réalité" ne consiste pas simplement en des "choses", mais représente un ordre d'une infinie subtilité, organisée en strates successives. Tous les peuples qui 'nont pas été déformés par le monde moderne ont conscience de cet ordre; en effet, savoir que l'existence est formée intérieurement d'un grand nombre de niveaux fait partie des premiers acquis de l'être humain. Il a fallu que la pensée subisse une évolution tout à fait particulière pour que soit occultée cette expérience, de telle sorte qu'une science entièrement fondée sur le nombre apparaisse finalement comme une explication satisfaisante du monde.


Titus Burckhardt.

 

 

 


 

 

 


Par Réveil des Consciences - Publié dans : Islam - Communauté : Islam
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 18 août 2012 6 18 /08 /Août /2012 22:09

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : " Si les serviteurs savaient quelle est la valeur du mois de Ramadan, ils souhaiteraient que l'année entière fût Ramadan. " (Al-Bayhaqi)

 

296904_4137710173579_1581844233_n.jpg

Par Réveil des Consciences - Publié dans : Islam - Communauté : Islam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 10 août 2012 5 10 /08 /Août /2012 04:45

 

"Sois sincère et peu d'actions te suffiront."  Hadîth prophétique

 

 

 

Par Réveil des Consciences - Publié dans : Islam - Communauté : Islam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés