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Palestine

Mercredi 21 novembre 2012 3 21 /11 /Nov /2012 19:43

« Toute autorisation de se défendre est donnée à ceux qui ont été attaqués parce qu'ils ont été injustement opprimés. » Coran 22 : 39


Après une semaine de bombardements de la bande de Gaza et suite à l’appel de la GUPS pour organiser un rassemblement, le « Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens » s’est enfin décidé à « crier » son « indignation » face aux « opérations militaires » menées par « l’Etat d’Israël » (1).

 

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"AlQassam et AlSaraya [Brigades AlQods] - La résistance nous réunit et le martyre nous sépare"



 

L’intitulé de ce Collectif qui met sur le même plan colonisateur et colonisé, oppresseur et opprimé, le vocabulaire « pacifiste » qu’il emploie, les organisations qui le composent et les perspectives politiques dans lesquelles il s’inscrit, n’offrent aucune perspective réelle pour le mouvement de solidarité avec la Palestine en France. Au lieu d’organiser une solidarité effective avec la Palestine, le Collectif National ne fait que rabaisser le niveau des revendications politiques des manifestants qui se déplacent pour apporter un soutien déterminé à la Palestine et à sa résistance.

En lieu et place d’apporter un soutien à la résistance palestinienne, le Collectif National préfère déplorer « toutes les victimes civiles », renvoyant, encore une fois, dos-à-dos la résistance palestinienne qui lutte les armes à la main pour la libération de son peuple et de sa terre, et l’armée coloniale sioniste qui assassine et asservit le peuple palestinien depuis plus de soixante ans.

Au-delà de cet appel, nombre d’acteurs sociaux et politiques, mus par un esprit néocolonialiste ou par un fraternalisme suranné, condamnent toute expression de l’identité arabo-musulmane dans le mouvement de solidarité avec la Palestine. Dans les mobilisations concrètes, ils cherchent à empêcher les manifestants, majoritairement Arabes et musulmans, de prononcer des slogans en langue arabe, la langue des Palestiniens et des Arabes vivant en France, ou à limiter et à encadrer les prises de parole des militants arabes présents. (2)

Par ces manœuvres néocoloniales, ces fraternalistes de gauche s’efforcent d’enrayer toute expression indépendante de la communauté arabo-musulmane vivant dans l’hexagone, qui pourrait remettre en question la suprématie idéologique et culturelle du « centre » hégémonique au cœur même de l’Occident. Ils se situent clairement dans la tradition occidentalocentriste qui refuse d’entendre et de laisser s’exprimer les sociétés et les cultures différentes, dissemblables et contestataires. 

Cette attitude fraternaliste n’est malheureusement pas nouvelle dans l’histoire de la gauche occidentale puisqu’elle a toujours régi les relations entre cette gauche et les mouvements de libération nationale des peuples colonisés. Déjà dans les années 1920-1930, l’Etoile Nord Africaine – mouvement nationaliste révolutionnaire maghrébin ayant revendiqué l’indépendance du Maghreb dès les années 1920 – affirma son indépendance contre les pratiques paternalistes de la gauche coloniale française, dont le PCF était la figure de proue.

En 1954, dans sa préface à l’ouvrage de Bouzar Nadir, Abus de confiance, le nationaliste marocain Allal el-Fassi expliquait les désillusions d’Ali el-Hammami face aux pratiques coloniales du PCF : « Notre compatriote demeurait encore persuadé de ce que les communistes français s’étaient purgés de toute trace de cet esprit bourgeois qui considère les fils d’Afrique comme des gens d’un niveau retardé et, par conséquence, indignes de jouir des droits de l’« homme blanc ». Mais, l’expérience quotidienne […] auprès des combattants du prolétariat, au cœur même de Paris et non en Algérie ou à Rabat, amènera Hammami à cette constatation que, ainsi que l’exprime Schopenhauer, la doctrine n’est qu’un vernis, impuissant à libérer les Français, quelles que sincères soient leurs intentions, de leur mentalité et du complexe de supériorité qui les travaille à l’égard des Maghrébins ».

Tirant les conclusions de cette expérience, Allal el-Fassi affirmait que « les Français sont avant tout racistes. Ils se sont toujours déclarés les ennemis du racisme […] mais ils entretiennent toujours dans le fond de leur âme un sentiment de supériorité et un désir de suprématie. Ils utilisent la religion lorsqu’elle se trouve sur leur chemin, ils exploitent l’intérêt matériel lorsqu’il en est besoin, mais ils colonisent parce qu’ils ont un besoin morbide de la domination, de la grandeur, de l’expansion. C’est ainsi que chaque Français est devenu un véritable seigneur pour qui tout colonisé n’est rien d’autre qu’un serviteur. Telle est la vérité amère qui creuse le fossé entre les Français et nous. » (3)

Aujourd’hui, cette critique pourrait être étendue à la majorité des militants de la gauche et de l’extrême gauche européenne dont la culture occidentalocentriste s’exprime ouvertement lorsqu’il est question de la Palestine, et plus généralement de la nation arabe et de la communauté arabo-musulmane vivant dans l’hexagone.

Contre le fraternalisme suranné de la gauche européenne, il est grand temps d’imposer une véritable décolonisation au mouvement de soutien à la Palestine en France. Cette décolonisation doit nous permettre de récupérer notre droit d’initiative historique en interdisant à la gauche occidentale de penser et d’agir à notre place. Elle doit lui interdire de nous utiliser comme des pions qu’elle déplace à sa guise. Cette décolonisation doit enfin affirmer l’indépendance organisationnelle et intellectuelle des Arabes et des musulmans qui affichent clairement leur identité et celle du peuple palestinien dans leur soutien à la lutte de libération nationale palestinienne. Dans ce cadre, clamer des slogans en langue arabe n’est pas seulement légitime, mais c’est également nécessaire. Ces slogans sont l’affirmation concrète de notre prise d’initiative historique et un acte de souveraineté communautaire.

Les slogans en langue arabe sont également nécessaires car ils permettent d’élever le niveau d’exigence politique du mouvement de solidarité avec la Palestine. Contrairement aux slogans en français exprimant les positions politiques d’organisations sagement installées dans le confort de la vie politique d’une métropole impérialiste, les slogans arabes sont l’expression de la lutte de libération nationale de la nation arabe. Ils expriment les revendications réelles de ceux qui affrontent directement, et parfois au péril de leur vie, l’entité sioniste, l’Occident impérialiste et ses relais arabes et musulmans.

Au niveau des revendications politiques, les slogans en langue arabe expriment ainsi l’exigence fondamentale du droit à la résistance des peuples colonisés et opprimés. La majorité du mouvement de solidarité avec la Palestine en France est incapable d’élever son niveau d’exigence politique en défendant ce droit politique fondamental pour de basses raisons de calcul politique. La résistance, et singulièrement la lutte armée, est pourtant un droit fondamental pour tous les peuples victimes du colonialisme. Comme l’écrivait Mounir Chafiq, « la résistance à l’occupation étrangère ou à l’agression militaire extérieure est un droit reconnu par le droit international, les traditions des peuples et les traités internationaux. De même, les religions célestes et les gens honnêtes, dans la compréhension de la religion et de la foi, reconnaissent ce droit. Celui-ci se joint, ou est partie intégrante, du droit des hommes à la liberté et à la dignité et du droit des peuples à la souveraineté, à l’indépendance et à l’égalité. » (4)

Toutefois, ajoutait M. Chafiq, « il ne suffit plus de traiter la résistance seulement sous l’angle du droit acquis. Il faut soutenir la résistance en la considérant comme une méthode efficace qui permet d’atteindre l’objectif d’éloigner l’occupation, de s’opposer à l’agression et de la faire échouer ». Mounir Chafiq concluait son propos en affirmant que « la résistance est un droit sacré et une stratégie nécessaire pour la libération des peuples. » (5)

Un réel mouvement de solidarité avec le peuple palestinien doit nécessairement apporter un soutien à la résistance palestinienne en tant qu’incarnation vivante du droit fondamental à la résistance à l’oppression. Il doit également apporter un soutien à la résistance en tant que stratégie de libération. Eluder le droit à la résistance, notamment armée, refuser de soutenir la lutte de libération nationale palestinienne et arabe et mettre sur le même plan l’oppresseur et l’opprimé participent davantage de la promotion d’une politique volontairement confuse que de l’expression d’une réelle solidarité avec le peuple palestinien en lutte pour sa libération du joug sioniste.



Par Youssef Girard

 


 

Source: www.ism-france.org/



(1) « Appel unitaire du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens » : http://www.npa2009.org/content/rassemblement-de-soutien-au-peuple-palestinien-0
(2) Sur cette question, cf. « Retour sur les manifestations de soutien à Gaza et aux “révolutions arabes” », URL : http://www.etatdexception.net/?p=2561
(3) El-Fassi Allal, « L’échec de l’assimilationnisme », URL : http://www.ism-france.org/analyses/L-echec-de-l-assimilationnisme-article-14479
(4) Chafiq Mounir, « La résistance comme choix stratégique », URL : http://www.ism-france.org/analyses/La-resistance-comme-choix-strategique-article-13399
(5) Ibid.
Par Youssef Girard - Publié dans : Palestine - Communauté : La Cyber-résistance
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Dimanche 18 novembre 2012 7 18 /11 /Nov /2012 22:07

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L’opération « ciel bleu » est la riposte de la résistance palestinienne aux crimes de l’Etat sioniste, c’est un cri d’espoir des Palestiniens face aux tentatives sionistes, soutenues par les USA et l’Europe, de rayer la résistance palestinienne de la carte de la région, entraînant des dizaines de martyrs de de blessés, parmi la population civile. « Ciel bleu » matérialise la volonté de la résistance palestinienne de défendre la population et le territoire de Gaza et de porter haut le flambeau de la résistance face à l’injustice, la dépossession et l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens hors de leur pays. « Ciel bleu » représente la vie, alors que « colonne de nuage » (nom de la guerre menée par l’armée sioniste) est synonyme de mort et de destruction. « Ciel bleu » c’est être débarrassé des avions et des drones israéliens, mais aussi des fumées et des pluies mortelles lancées par l’ennemi qui entraînent mort et handicap parmi la population palestinienne.

 

Depuis que l’opération « ciel bleu » a commencé il y a quelques jours en réponse à l’assassinat du dirigeant des Brigades d’al-Qassam, le martyr Ahmad Al-Jaabari, les colons sionistes se terrent et vivent dans la crainte. Des soldats de l’armée coloniale refusent de s’enrôler et de partir au « front », et l’Etat sioniste a déclaré la mobilisation  de son « front intérieur », signe qu’il se trouve dans une piètre situation. Les fusées Fajr 5 du Jihad islamique se sont déjà abattues sur les abords de la ville coloniale Tel Aviv, fondée sur le village palestinien de Tall el Rabi’ et les brigades d’al-Qassam auraient lancé une fusée de longue portée sur la partie occidentale de la ville occupée d’al-Qods. Ce ne sont plus seulement les colonies situées aux abords de la bande de Gaza qui sont touchées, mais bien au-delà, puisque la résistance palestinienne a accumulé des fusées de longue et de moyenne portée, depuis la précédente guerre meurtrière lancée en décembre 2008.

L’Etat sioniste a attendu la fin des élections américaines pour se lancer dans la guerre, contre ce qu’il a considéré comme le point le plus faible du front de la résistance, la bande de Gaza. Craignant d’attaquer la République islamique d’Iran et le Hezbollah, alors que l’envie l’en démange, c’est à la bande de Gaza et sa résistance que l’équipe de Netanyahu a préféré se mesurer, avec la bénédiction de toute la classe politique sioniste, pour remporter les prochaines élections législatives. « Les élections israéliennes ont besoin de sang palestinien » disent les écrivains, les commentateurs ou les simples citoyens de la Palestine, qui s’attendaient et se préparaient à une telle boucherie. Pour rallier les colons, racistes et belliqueux, ce sont la destruction de la Palestine et des Palestiniens et l’écrasement de la résistance qui sont proposés, la seule voie pour remporter des élections dans le pays de la démocratie chère à François Hollande ou à Obama.

Car, il ne faut pas s’en douter, l’Etat sioniste affaibli et qui traverse une crise structurelle profonde, n’aurait pu s’aventurer dans cette guerre contre la fière population palestinienne de Gaza (fière de sa résistance et de ses combattants), s’il n’avait reçu l’aval et l’appui des Etats-Unis et de l’Union européenne. Cette guerre, comme la précédente contre Gaza en 2008 et la guerre contre le Liban et le Hezbollah en 2006, sont des guerres américaines, tout d’abord, puis européennes de par la couverture politique assurée par l’Union européenne, sans parler des armements et de la haute technologie qui lui sont fournis. L’Etat sioniste applique un plan de pacification de la région, en vue de soi-disant régler définitivement la question palestinienne (c’est-à-dire empêcher la libération du pays et le retour de ses réfugiés), où il est toujours la principale base impériale dans la région et où tous les pays devraient lui être soumis. C’est le « grand Moyen-Orient » soumis aux US et l’Etat sioniste.

Selon le représentant du mouvement du Jihad islamique au Liban, Abou ‘Imad Rifaï, la guerre sioniste actuelle vise trois buts : écraser la résistance palestinienne pendant que les pays et peuples arabes sont occupés par leurs affaires internes, remporter les élections législatives sionistes qui devraient se tenir au mois de janvier prochain et mesurer le degré de solidarité des régimes nouvellement constitués après le « printemps arabe », notamment égyptien. Tout en saluant le retrait de l’ambassadeur égyptien auprès de l’Etat sioniste dès le début de la guerre, Hajj Abou ‘Imad Rifaï a exprimé le point de vue de tous les Palestiniens, disant que cela restait insuffisant et que l’Egypte se devait de prendre des mesures contre Israël beaucoup plus courageuses et hardies. Il a également affirmé que les déclarations de réprobation et de dénonciation faites par les uns et les autres des dirigeants arabes restaient loin de l’attente du peuple palestinien et de sa résistance, qui se battent au nom de tous les Arabes et musulmans pour la défense de leur dignité.

Du côté de la résistance sur le terrain, un front uni s’est constitué avec une capacité de liaison inter-brigades assez nouvelle et sophistiquée, pour empêcher l’ennemi de briser leurs rangs. Abou Imad Rifaï explique que la résistance est devenue, depuis 2009, plus ferme, plus déterminée et plus apte. De plus, le commentateur militaire d’un quotidien sioniste a admis que les résistants ont appris les leçons de la guerre précédente, et notamment les brigades d’al-Qods (Jihad islamique) puisqu’elles ont réussi à tirer des fusées Grad de longue portée, malgré la présence de drones israéliens dans le ciel de Gaza. Du côté sioniste, le dépit est une nouvelle fois au rendez-vous, puisque le complexe dôme de fer installé pour capter les fusées n’a réussi qu’à capter les fusées de courte portée, et pas toutes, semble-t-il.

Les dirigeants israéliens déclarent vouloir poursuivre leur guerre et ont même menacé le Hamas, disant qu’ils attendaient une reddition de sa part pour mettre fin à la guerre. Mais l’unité de toutes les organisations de la résistance et leur riposte immédiate après l’assassinat du martyr Jaabari ont déjoué les tentatives de les diviser et de les dresser contre le Hamas. Et autour de la résistance, c’est tout le peuple palestinien, à Gaza et dans les territoires occupés en 67 et 48 et les réfugiés partout dans le monde, et notamment au Liban, qui ont affirmé et affirment tous les jours que seule la résistance armée contre l’ennemi sioniste peut mettre fin à la politique criminelle de cet Etat.

Les résistants affirment qu’ils n’attendront pas que les peuples et pays arabes se mettent en mouvement pour soutenir le peuple palestinien résistant, comme ils ne les ont jamais attendus d’ailleurs, il leur suffit de défendre leur peuple et leur pays et d’accomplir leur devoir. Aux peuples et aux Etats, arabes et musulmans, d’accomplir le leur, et aux peuples libres du monde d’exercer des pressions sur leurs gouvernements pour faire cesser cette guerre et briser le blocus contre Gaza et la ville d’al-Qods, comme il est temps de proclamer haut et fort son soutien à la résistance légitime du peuple palestinien.


 

Par Fadwa Nassar

 


 

Source: www.ism-france.org

Par Fadwa Nassar - Publié dans : Palestine - Communauté : La Cyber-résistance
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Samedi 20 octobre 2012 6 20 /10 /Oct /2012 02:33

 

« ..tu n’as point visé quand tu as visé, c’est Dieu qui a visé… » (Coran VIII, 17)

 


Par Réveil des Consciences - Publié dans : Palestine - Communauté : Islam
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Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 03:31

 

Journal Télévisé de la RTBF du 17 janvier 2012 à 13h00.

 


Par Réveil des Consciences - Publié dans : Palestine - Communauté : La Cyber-résistance
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 20:40

A tous ceux qui n’y croient pas, qui prétendent que l’on exagère, voici une vidéo d’une femme en train d’accoucher au check-point de Kalandia en Cisjordanie, ainsi qu’un article de la revue scientifique britannique ’The Lancet" sur les femmes palestiniennes qui sont obligées d’accoucher aux barrages de l’armée israélienne, en Palestine. Il faut savoir également qu’un nombre croissant de Palestiniennes, pour éviter d’être confrontées à ces situations dramatiques, choisissent d’accoucher chez elles, dans des conditions souvent précaires.

 

L’IRIN, un service du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations-Unies, attire l’attention sur une série d’études concernant la santé publique en Palestine occupée publiée par "The Lancet". Etudes qui soulignent que des femmes palestiniennes sur le point d’accoucher sont empêchées par l’armée d’occupation d’aller à l’hôpital.


Elles accouchent parfois au bord d’une route devant un check-point de l’armée d’occupation, comme dans la vidéo ci-dessous qui n’est pas récente, mais que nous n’avions jamais visionnée. Elles y meurent aussi, de même que les enfants qu’elles portaient.

 

Extraits du Lancet : www.pourlapalestine.be

 

"Les restrictions à la circulation constituent une source quotidienne de tension et d’anxiété dans les territoires palestiniens occupés. Outre les fouilles fastidieuses et humiliantes effectuées aux postes de contrôle, les résidents ne savent jamais combien de temps leur déplacement va prendre, ou même s’ils pourront effectivement se déplacer. Cependant, en cas d’urgence médicale, ces restrictions peuvent être une question de vie ou de mort.


L’année dernière, les collaborateurs de The Lancet ont décrit de manière très réaliste la terreur ressentie par les femmes sur le point d’accoucher lors des raids de bombardement israéliens sur Gaza au début de l’année 2009. Ces femmes savaient qu’elles pourraient avoir besoin d’une aide médicale d’urgence alors qu’elles se trouvaient prisonnières chez elles pendant les attaques israéliennes. Cette année, un autre chercheur s’est intéressé à ce qui arrive aux femmes dont l’accouchement a déjà commencé et qui se trouvent aux points de contrôle [de l’armée d’occupation].


Halla Shoaibi, de l’université américaine d’Ann Arbor, estime que dans la période qu’elle a étudiée (2000-2007), 10% de Palestiniennes enceintes ont été retenues à des points de contrôle alors qu’elles se rendaient à l’hôpital pour accoucher. Cela s’est notamment traduit par une augmentation considérable du nombre de naissances à domicile, les femmes préférant éviter les déplacements routiers pendant l’accouchement de crainte de ne pas arriver à l’hôpital à temps.


Les craintes de ces femmes sont justifiées. Mme Shoaibi indique que 69 bébés sont nés à des points de contrôle au cours de ces sept dernières années. Trente-cinq bébés et cinq mères sont décédés, un résultat qu’elle assimile à un crime contre l’humanité.


 

Sources : http://www.thelancet.com/health-in-the-occupied-palestinian-territory-2011 

voir : "childbirth at checkpoints"

www.europalestine.com/spip.php?article6832

 

Par CAPJPO-EuroPalestine - Publié dans : Palestine - Communauté : La Cyber-résistance
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 16:48

 

Par Réveil des Consciences - Publié dans : Palestine - Communauté : La Cyber-résistance
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Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 02:01

index.jpg L’agence Reuter nous fait savoir que l’administration américaine ne veut pas apparaître isolée, avec quelques sectaires, dans son opposition au vœu palestinien de présenter une candidature d’Etat comprenant la bande de Gaza –anciennement administrée par l’Egypte jusqu’en 1967- la Cisjordanie et la partie orientale de Beytolmoghadas.  Pour cela, un contre-projet est nécessaire, qui pousserait les Palestiniens à reprendre des négociations avec l’entité sioniste et conduirait les deux délégations à signer des accords de sécurité mutuelle, tout en ne touchant pas à l’essentiel : la qualité de Jérusalem, selon la promesse électorale d’Obama, comme capitale éternelle de l’Etat qui est le Vatican de la Rome américaine.


L’agence Reuter spécifie que les Etats-Unis n’auraient pas les moyens d’empêcher que le statut de la délégation palestinienne aux Nations-Unies passe d’entité qui ne vote pas » à celle d’observateur sans vote. Ce faisant la Palestine serait une sorte de Golem, comme on nommait à Prague cette machine prétendument mise au point, avec une intelligence robotique, par des rabbins plus imaginaires que réels ; ainsi qu’il arrive quand on quitte le sentier droit de toute révélation.


Chacun se plaît à mettre en évidence les « dissensions » entre M. Netanyaou accusé par des extrémistes d’exposer l’Etat de 1967 –car il n’y a plus d’Etat de 1948- aux attaques palestiniennes ; et ce sur fond de centaines de milliers de manifestants réclamant des logements, à savoir une extension de l’espace de vie local.


Les Palestiniens sont en droit d’estimer que leur sauvegarde soit institutionnelle, étatique et qu’à défaut de recouvrer ce que les Nations Unis leur octroyait en 1967 et antérieurement, après le comte Bernadotte, en 1948, de retourner dans leurs foyers, ils soient au moins en sécurité sur leur radeau !


Mais l’on semble oublier que pour le projet sioniste, l’installation de leur Etat est non de fait, mais de droit, et que le pivot ou le ressort de ce droit est l’existence d’Al Qods : une et indivisible, comme l’est la République ou la nation en termes maçonniques. Il ne saurait y avoir de demi-sionisme et le point insupportable est la partition de Jérusalem, pour ceux qui fondèrent, après la victoire des Alliés en 1918 le Foyer national. L’idée de l’union de trois religions monothéistes est refusée par le sionisme qui ne reconnaît pas les deux autres religions, alors que l’inverse est constatable. Les noms de Jésus et du saint Prophète sont absents de la totalité de ceux qui vivent sous le fanion davidique. L’absurdité, sinon le sacrilège, d’un partage d’Al Qods saute alors aux yeux.


La finasserie de l’administration américaine serait bien de créer une dissension « islamique » ou salafiste dans les rangs palestiniens pour faire valoir la nécessité d’une collaboration sécuritaire avec ceux qui se considèrent comme les propriétaires de toute la Palestine et donc tiennent les Arabes pour des locataires, ou mieux des sous-locataires dont le sort est en suspens, mais qui sont, pour reprendre une image évangélique, de l’ivraie dans leur champ.


La réflexion sur le devenir de la Palestine n’est donc pas d’essence juridique, ou constitutionaliste, mais avant tout théologique. Sur ce point, le candidat Obama avait montré sa science.

 

 

 

 

 

Source: http://french.irib.ir/analyses/articles/item/140336-la-manipulation-des-palestiniens-par-obama-par-pierre-dortiguier

Par Pierre Dortiguier - Publié dans : Palestine - Communauté : La Cyber-résistance
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