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index.jpgL’agence Reuter nous fait savoir que l’administration américaine ne veut pas apparaître isolée, avec quelques sectaires, dans son opposition au vœu palestinien de présenter une candidature d’Etat comprenant la bande de Gaza –anciennement administrée par l’Egypte jusqu’en 1967- la Cisjordanie et la partie orientale de Beytolmoghadas.  Pour cela, un contre-projet est nécessaire, qui pousserait les Palestiniens à reprendre des négociations avec l’entité sioniste et conduirait les deux délégations à signer des accords de sécurité mutuelle, tout en ne touchant pas à l’essentiel : la qualité de Jérusalem, selon la promesse électorale d’Obama, comme capitale éternelle de l’Etat qui est le Vatican de la Rome américaine.


L’agence Reuter spécifie que les Etats-Unis n’auraient pas les moyens d’empêcher que le statut de la délégation palestinienne aux Nations-Unies passe d’entité qui ne vote pas » à celle d’observateur sans vote. Ce faisant la Palestine serait une sorte de Golem, comme on nommait à Prague cette machine prétendument mise au point, avec une intelligence robotique, par des rabbins plus imaginaires que réels ; ainsi qu’il arrive quand on quitte le sentier droit de toute révélation.


Chacun se plaît à mettre en évidence les « dissensions » entre M. Netanyaou accusé par des extrémistes d’exposer l’Etat de 1967 –car il n’y a plus d’Etat de 1948- aux attaques palestiniennes ; et ce sur fond de centaines de milliers de manifestants réclamant des logements, à savoir une extension de l’espace de vie local.


Les Palestiniens sont en droit d’estimer que leur sauvegarde soit institutionnelle, étatique et qu’à défaut de recouvrer ce que les Nations Unis leur octroyait en 1967 et antérieurement, après le comte Bernadotte, en 1948, de retourner dans leurs foyers, ils soient au moins en sécurité sur leur radeau !


Mais l’on semble oublier que pour le projet sioniste, l’installation de leur Etat est non de fait, mais de droit, et que le pivot ou le ressort de ce droit est l’existence d’Al Qods : une et indivisible, comme l’est la République ou la nation en termes maçonniques. Il ne saurait y avoir de demi-sionisme et le point insupportable est la partition de Jérusalem, pour ceux qui fondèrent, après la victoire des Alliés en 1918 le Foyer national. L’idée de l’union de trois religions monothéistes est refusée par le sionisme qui ne reconnaît pas les deux autres religions, alors que l’inverse est constatable. Les noms de Jésus et du saint Prophète sont absents de la totalité de ceux qui vivent sous le fanion davidique. L’absurdité, sinon le sacrilège, d’un partage d’Al Qods saute alors aux yeux.


La finasserie de l’administration américaine serait bien de créer une dissension « islamique » ou salafiste dans les rangs palestiniens pour faire valoir la nécessité d’une collaboration sécuritaire avec ceux qui se considèrent comme les propriétaires de toute la Palestine et donc tiennent les Arabes pour des locataires, ou mieux des sous-locataires dont le sort est en suspens, mais qui sont, pour reprendre une image évangélique, de l’ivraie dans leur champ.


La réflexion sur le devenir de la Palestine n’est donc pas d’essence juridique, ou constitutionaliste, mais avant tout théologique. Sur ce point, le candidat Obama avait montré sa science.

 

 

 

 

 

Source: http://french.irib.ir/analyses/articles/item/140336-la-manipulation-des-palestiniens-par-obama-par-pierre-dortiguier

Tag(s) : #Palestine

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