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Le prétexte est juste le dernier d’une vaste collection de prétextes : l’armée libanaise s’est opposée au déracinement d’un peuplier en territoire libanais par l’armée ennemie "pour mieux dégager la vue de ses caméras de surveillance", à l’âge des satellites et du sillonnement permanent du ciel libanais par les drones sionistes .

 

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Les arguties sur les lignes bleue, verte, et autres tracés colonialistes n’effacent pas la réalité : la terre, toute la terre du Machreq, qu’elle soit actuellement sous juridiction syrienne, libanaise, jordanienne, palestinienne, égyptienne ou autre, est une terre arabe sur laquelle le foyer national juif, créé, entretenu et défendu par les puissances colonialistes et leurs collaborateurs arabes, a des visées expansionistes.


Les résolutions et les troupes des Nations Unies ont toujours servi les objectifs colonialistes depuis la création de cet instrument du capitalisme occidental, et la bataille du 3 août 2010 en était le dernier exemple : résolution 1701 (violée plus de 7.000 fois par les sionistes depuis 2006), supposée protéger les frontières internationales, foulée aux pieds ; troupes de la FINUL (et spécialement le bataillon français) très présentes pour terroriser les villageois en circulant armes aux poings et chiens aux pieds tout au long de l’année, subitement muettes et paralysées face à l’agression sioniste ; assemblée de l’ONU sollicitée par l’ennemi sioniste, qui a devancé les Libanais pour aller comme d’habitude se plaindre contre ses méchants voisins accusés de provocation et de violation de la résolution 1701.


L’équilibre stratégique (renommé "sécuritaire") qui repose sur un front impérialiste-sioniste nucléaire et armé jusqu’aux dents, face à des peuples dépouillés de tous moyens (au point que l’armée libanaise a été privée de casques anti-balles par les USA qui ont considéré que cette fourniture mettait en péril l’équilibre militaire de la région), et dont la terre est toujours jonchée de plus de 2 millions d’explosifs à fragmentation plantés par les sionistes en 2006, est toujours le même avec un seul élément susceptible de le remettre sur pieds : la résistance populaire et armée.


L’armée libanaise, jusqu’ici plus célèbre pour ses hauts faits dans la destruction des camps de réfugiés palestiniens, a relevé hier le défi et payé le prix de sa résistance : deux soldats tués (Robert el ’Ashi et Abdallah Tfayli) et plusieurs blessés, mais elle a descendu un officier sioniste et blessé plusieurs soldats ennemis. La presse libanaise a aussi été spécialement visée par l’ennemi : Assaf Bou Rahal, un journaliste de Al-Akhbar (en deuil aujourd’hui), est tombé et un journaliste de Al Manar a été blessé.


Le peuple libanais a comme d’habitude payé sa résistance et sa présence sur la terre de ses ancêtres : plusieurs civils blessés et des maisons détruites, mais pas un habitant (contrairement aux dépêches européennes) n’a quitté son village au sud Liban hier, et le soir-même dans les villages de ’Dayssé et Kfar Kila tout le monde a suivi en soirée sur la place publique et sur écran géant le discours du Sayyed. Le chef de la résistance l’a proclamé et souligné hier soir : la résistance libanaise était présente et prête à tous égards aux côtés de l’armée libanaise sur les lieux du sud attaqués par les sionistes, et nous en avons informé les autorités, nous n’avons pas intervenu car l’armée a fait son travail sans besoin de notre intervention, mais nous prévenons l’ennemi que la prochaine fois que notre armée sera visée, la résistance coupera la main de l’agresseur. Pour l’heure, et depuis ce matin, les soldats sionistes ont déraciné trois arbres à la frontière entre le Liban et la Palestine occupée, par le biais de bulldozers sans intervention humaine, affaire à suivre.

 


MSRPP

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