Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

palestine cimetiere

 

Une campagne se déroule actuellement pour stopper la destruction et la désacralisation d'un cimetière musulman à Jerusalem. Le cimetière de Mamilla [Ma'man Allah] date du VIIème siècle. Selon les auteurs de la pétition, certains compagnons du Prophète (sws) reposeraient à cet endroit où, encore auparavant, on trouvait une église et un cimetière byzantins. Au XIIème siècle, des soldats de Saladin y sont enterrés. En outre, le site contient de nombreux vestiges de l'Antiquité. Plus récemment, ce sont des notables palestiniens qui reposent dans cette terre.


Le gouvernement israélien - en collaboration avec le centre Simon Wiesenthal localisé à Los Angeles - envisage de détruire le cimetière de Mamilla, ainsi que les 400 tombes qui contiennent encore les dépouilles enterrées selon le rite musulman.

La colonisation du patrimoine palestinien se poursuit donc post-mortem dans ce projet israélo-américain de destruction censé dégager une place pour un "Centre pour la Dignité Humaine - Musée de la Tolérance" (sic).

source : Un-truth - un article de Marian Houk intitulé : "Jerusalem Palestinian families come out against building on their ancestors graves" (10/02/10) via un billet d'Angry Arab

 

Pour y installer son "Musée de la Tolérance" (sic), le centre Simon Wiesenthal a dégagé les "nuisances", que représentaient des centaines de squelettes inhumés dans ce cimetière qui date du 12ème siècle.


"Savez-vous ce qu’on appelle « pestilence » en bon hébreu ? Dans la seule démocratie du Proche Orient, ce sont des centaines et des centaines de squelettes autrefois inhumés dans le cimetière central musulman de Jérusalem, qui date du XIIè siècle.

 

Cette « pestilence » doit disparaître fissa parce que le centre Simon Wiesenthal » prépare la construction d’un « Musée de la Tolérance », en toute tolérance, doit gommer au passage des morts. Enfin, pas n’importe lesquels, des morts palestiniens. De sorte que, le pays au monde qui n’arrête pas de multiplier les manifestations mémorielles (à temps et à contre temps) a décidé de profaner un lieu, sacré entre tous, en pays civilisé, mais manifestement pas en Israël.

 

Voilà pourquoi, dévoile le Ha’aretz, cette « pestilence » a été évacuée, « clandestinement, au cours de cinq mois de travaux ininterrompus et exténuants ». La « pestilence » a donc été dégagée « aussi vite et secrètement que possible », les restes humains ayant été « évacués » dans une fosse à ciel ouvert.

 

Le projet est financé par une institution juive au « panache hollywoodien », celle de Marvien Hier, qui « a amené le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger en Israël, pour la cérémonie préparatoire de ce musée en 2004 ». Ce musée est évidemment objet de violentes contestations, de recours devant les tribunaux, et de colère pour les Palestiniens et pour tous ceux qui respectent toutes les mémoires et pas seulement la mémoire juive. Il y a même des archéologues qui sont furieux, parce qu’évidemment les méthodes utilisées pour « évacuer les pestilences » ne respectaient aucune règle.

 

Ajoutons qu’à Askelon, dans l’enceinte de l’hôpital Barzilei, les archéologues-iédologues israéliens viennent de fouiller des tombes sans réussir à y trouver la moindre trace de « présence juive ». Que des "paiëns", à les en croire ! Est-ce le nouveau nom des Palestiniens ? Il est vrai que si on évacue les « pestilences » de Jérusalem, on ne va pas rendre hommage aux « pestilences d’Askelon ».

 

Il fut un temps où Claudel - à qui on parlait de Tolérance, à propos de l’affaire Dreyfus, répondait : " La tolérance ? Il y a des maisons pour ça »...

 

Par Carole SANDREL

 


Source: CAPJPO-EuroPalestine

Tag(s) : #Palestine

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :