Le plus souvent, les poèmes chantés du monde arabe (qasâ’id) ne sont jamais à comprendre dans un seul sens, chacun comprend ce qu'il peut selon son entendement: au niveau sentimental, politique ou initiatique par exemple. René Guénon l'expliquait pour les "chansons de gestes" du Moyen-Age chrétien:
« En raison de la pluralité de leurs sens, les récits de ce genre pouvaient s’adresser à la fois à la foule des pèlerins ordinaires et… aux autres ; chacun les comprenait suivant la mesure de sa propre capacité intellectuelle, et quelques-uns seulement en pénétraient la signification profonde, ainsi qu’il arrive pour tout enseignement initiatique.» (EFMC I, à propos des pèlerinages).
Zurûnî kulli sannah
marrah
Harâm tinsûnî
bi-l-marrah.
Rendez-moi visite chaque année une fois,
Il n’est pas permis de m’oublier
complètement...
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