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Islam

Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 01:14

 

 

 

Allahumma innâ nas-alaka ziyâdatan fî dîn

Wa barakatan fî-l -‘umr

Wa sahhatan fî-l-jassad

Wa sâ’atan fî rizq

Wa tawbatan qabla-l-mawt

Wa shahâdatan ‘inda-l-mawt

Wa maghfiratan ba’da-l-mawt

Wa ‘afwan ‘inda-l-hissâb

Wa amânan mina-l-’adâb

Wa nassîban mina-l-jannah

Wa rzuqna an-nazar ilâ wajhika-l-karîm

Wa sallâ Llâh ’alâ sayyidnâ muhammadin wa ’alâ âlihi wa sahbihi wa sallam.

 

 

  Ô Allah nous te demandons un accroissement dans la religion, une baraka dans la vie, une santé dans le corps, une aisance dans le bien, un repentir avant la mort, une attestation de foi au moment de la mort, un pardon après la mort, une absolution au moment des comptes, une assurance contre la souffrance, une part dans le Paradis, et offre nous la vision de Ta Face Généreuse.


Et Allah a prié sur notre seigneur Muhammad ainsi que sur ses proches et compagnons et a salué.

Par Réveil des Consciences - Publié dans : Islam - Communauté : Islam
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Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 13:52

al-azhar-mosque-cairo-egypt.jpg Le numéro un de l’institution religieuse égyptienne Cheikh AlAzhar Dr. Ahmad Tayyeb a défendu les Chiites assurant que ce ne sont pas des renégats.
 
Lors d’un entretien accordé au quotidien libanais AnNahar, Cheikh Tayyeb a vivement critiqué les allégations allant dans ce sens, propagées par certaines chaînes satellitaires arabes : «  il y a des chaines satellitaires qui s’attellent à apostasier les Chiites, ce qui est inadmissible, et n’a aucun fondement ni dans le livre sacré, ni dans la sunna, ni dans l’Islam », a-t-il précisé.
 
Et d’ajouter : «  nous prions derrière les Chiites, et ce n’est pas vrai qu’ils ont un autre Coran ; ce ne sont que des rumeurs », qui à son avis ont été propagées par les orientalistes.
 
Cheikh Tayyeb a expliqué « qu’il n’y pas de divergence entre le sunnisme et le chiisme, de la sorte que ce dernier soit exclu de l’Islam », estimant qu’il s’agit seulement « d’une opération d’exploitation politique des divergences ». Et d’assurer que le seul point de divergence entre les deux confessions réside dans l’imamat.
 
« l’Azhar ( Université religieuse de l’Égypte ) a comme devoir premier d’œuvrer en faveur de l’Unité islamique, malgré les différences de jurisprudence », a-t-il signifié, exprimant sa volonté de se rendre à Najaf, un des bastions du chiisme, lorsqu’il visitera l’Irak . Il a révélé  avoir signifié à la délégation irakienne qui est venu chez lui pour l’inviter qu’il s’y rendra « comme père des chiites et des sunnites », refusant que sa visite soit perçu comme étant en faveur d’une communauté, au détriment de l’autre.
 
Interrogé s’il était disposé à serrer la main à un responsable israélien, à l’instar de son prédécesseur cheikh Mohammd Sayyed Tantaoui qui avait à deux reprises serré la main du président israélien Shimon Perez, Cheikh Tayyeb  a répondu : «  jamais je ne serrerai la main d’un responsable sioniste, tant que les droits des Palestiniens seront usurpés ».

 

« AlAzhar en tant qu’une université et mosquée se doit d’exprimer l’Islam et la conscience des Musulmans », a-t-il conclu.

 

 

Samedi 16 Octobre 2010

 

 

 

http://www.almanar.com.lb

Par Al manar - Publié dans : Islam - Communauté : Islam
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 22:58

Une simple question, seulement quatre mots, et pourtant elle fait pleurer des millions ... Vous ne vous êtes pas demandés pourquoi les musulmans aiment autant le prophète Mouhammed ?


Lisez sa biographie vous comprendrez.

 

 

Par Réveil des Consciences - Publié dans : Islam - Communauté : Islam
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Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 04:58

p22_20100904_pic1.full.jpg

Palestinienne en prière à Al Qods vendredi 03/09/2010 - photo Mohammad Mheissen, AP - 

{"Paix sur vous, pour ce que vous avez enduré !" - "Comme est belle votre demeure finale !"}
[Coran 13/24] 
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 22:02

Au nom d'Allah, Le Miséricordieux, Celui qui fait Miséricorde

 

coran.jpg

 

1. Nous l'avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d'Al Qadr.

2. Et qui te dira ce qu'est la nuit d'Al Qadr?

3. La nuit d'Al Qadr est meilleur que mille mois.

4. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l'Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre.

5. Elle est paix et salut jusqu'à l'apparition de l'aube.

 

Qor'an [ Sourate 97, AlQadr]

 

 


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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 22:09
Cet article présente la traduction française d’une lettre envoyée par Hasan Al-Bannâ à l’un de ses disciples parti étudier en Occident. Cette lettre rappelle à son destinataire et à tous les Musulmans que le premier et plus important objectif de la vie du Musulman c’est de plaire à Dieu et de vivre en harmonie avec Sa Loi sacrée. Elle rappelle aussi que les études ne devraient pas être un objectif en soi ni viser à amasser des biens matériels. Les études constituent une préparation nécessaire à un projet d’action profitable pour soi et pour l’humanité toute entière.

534051858.jpg Mon frère en islam — que Dieu te garde et te protège —,


Je rends louange à Dieu car il n’y a de divinité que Lui. Que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur Mohammad, celui qui fut envoyé en guise de Miséricorde pour l’humanité toute entière, et sur sa famille, ses compagnons et ceux qui s’agrippent à la Sharî`ah jusqu’au jour du jugement.


Que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur toi lorsque tu voyages en étant mû par une bonne intention et un dessein noble, et lorsque tu reviens avec un projet solide et le dévouement pour une cause.


Que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur toi lorsque tu sers l’islam avec les meilleurs fruits de la science et les meilleures connaissances.


Cher frère, tu vivras parmi des gens que tu ne connaissais pas auparavant et des mentalités auxquelles tu n’es pas accoutumé. En toi, ils verront l’exemple du Musulman. Tâche donc de leur donner le meilleur exemple et de leur refléter la meilleure image, afin qu’ils associent le mot Musulman à l’incarnation de la vertu et de la noblesse.


À tes côtés se trouve un précieux dépôt, à savoir ta vertueuse épouse, apprécie sa valeur. Pour elle, sois un compagnon fidèle. Apporte-lui réconfort et bonheur. Partage avec elle la félicité, sans transiger dans l’acquisition de tes droits ni négliger l’accomplissement de tes devoirs.


Lis ces quelques mots émanant de mon amour et de ma sincérité à ton endroit, tel un grand frère exprimant à son frère et à sa sœur les meilleurs vœux d’une vie heureuse.

  1. Cher frère, excelle dans l’observance de Dieu dans toutes tes affaires. Comprends que Dieu — Exalté soit-Il — veille sur toi, qu’Il te voit et cerne parfaitement toutes tes affaires — où que tu te trouves. Il connaît la tricherie de tes yeux et ce que renferme ton cœur. Fais de ton mieux afin que Dieu ne te voie que là où Il lui plaît de te voir.

    Ne sois pas insouciant dans ton observance de l’Unique — Glorifié et Exalté soit-Il —, sinon Satan s’infiltrera en toi et tu seras accablé par les murmures de tes caprices et de tes désirs. Cher frère, crois bien que lorsqu’un cœur est conscient de l’observance de Dieu, il ne sera jamais approché par Satan. Toutefois, lorsqu’il s’écarte de la conscience de Dieu, le mal est attiré vers lui et il sera hanté par les caprices et les désirs. Renforce donc ton cœur par l’observance de Dieu et dans la vigile cherche refuge contre ce qui t’entoure et ne sois pas du nombre des insouciants.

  2. Accomplis les obligations que Dieu t’a enjoint avec ponctualité. Ne les néglige pas en renvoyant leur accomplissement à un autre moment au motif que tu es occupé, ou en te justifiant par quelque excuse que ce soit. Il s’agit d’une ruse de ton âme et l’une de tes lubies : « …Et ne suis pas la passion : sinon elle t’égarera du sentier de Dieu. » [1]

    Comprends aussi, cher frère, que nul ne se rapproche de Dieu par une œuvre préférable à l’accomplissement des obligations, comme cela est stipulé dans le hadith d’Al-Bukhârî. Veille donc à ne pas négliger tes obligations ni à te laisser gagner par la paresse pendant leur accomplissement ; ce sont les droits de Dieu sur toi. Sois constant dans ta prière et impeccable dans ton jeûne.

    Si tu es dans l’incapacité de jeûner, alors conformément à la parole de Dieu — Exalté soit-Il — tu bénéficies d’une dérogation : « …Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu’[avec grande difficulté], il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait davantage de son propre gré, c’est pour lui ; mais il est préférable pour vous de jeûner, si vous saviez. » [2] Garde-toi de trouver en ce verset une excuse pour tes manquements.

    Jeûner en Occident malgré les difficultés te vaudra une précieuse récompense et constituera un actif sur ton compte ; cela fait plaisir à ton Seigneur et est profitable pour toi. Ne songe donc pas à rompre le jeûne, à moins d’être incapable de le mener jusqu’au bout. Inutile de te conseiller davantage concernant tes obligations, il s’agit après tout de ton capital. Dans quel état se trouvera celui qui gaspille son capital, quelle serait sa position parmi les actionnaires de demain ?

  3. Passe le plus de temps possible dans l’accomplissement d’œuvres surérogatoires comme s’il s’agissait d’œuvres obligatoires. Accomplis les prières surérogatoires. Multiplie les demandes de pardon et les louanges envers ton Seigneur Glorifié. Souviens-toi que les suppliques faites pendant les voyages ou l’expatriation sont exaucées. Multiplie donc les suppliques secrètement et en toute humilité. N’aie de cesse d’évoquer Dieu — Exalté soit-Il —.

    Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — recommanda à `Alî — que Dieu l’agrée — d’humecter sa langue en permanence par l’évocation de Dieu. Ne t’écarte point de ce chemin menant à davantage d’œuvres pies et d’obéissance à Dieu, tel un investissement aux multiples récompenses. L’évocation de Dieu parmi une nation insouciante est comme une lumière éclatante. Tire profit de ce temps, car c’est la saison des récoltes des récompenses de l’Au-Delà, au profit exclusif de ceux qui souhaitent saisir ces opportunités et bénéficier de telles saisons.

  4. Augmente ta récitation du Saint Coran avec compréhension et méditation. Cela constitue une guérison pour l’âme et un réconfort pour le cœur. Choisis-en un passage à lire au début et à la fin de la journée. Quel excellent début et quelle excellente fin !

  5. Dans les délices de la vie et les plaisirs de ce monde, tu trouveras des choses qui font pencher le cœur, marquent l’esprit, attirent l’œil et déroutent les esprits faibles. Ne laisse pas ces leurres t’attirer loin de la vertu et te faire oublier l’Au-Delà : « Et ne tends point tes yeux vers ce dont Nous avons donné jouissance temporaire à certains groupes d’entre eux, comme décor de la vie présente, afin de les éprouver par cela. Ce que Dieu fournit [au Paradis] est meilleur et plus durable. Et commande à ta famille la prière et accomplis-la avec persévérance. Nous ne te demandons point de nourriture : c’est à Nous de te nourrir. La bonne fin est réservée à la piété. » [3]

    Sache, cher frère, qu’au regard de Dieu — Exalté soit-Il — tous ces plaisirs ont moins de poids que l’aile d’un ciron et ne conduisent ni à l’honneur ni à la vertu. Ils ne sont que des manifestations fantaisistes et des leurres de la séduction. Veille donc à ne pas laisser Satan abuser de toi, sinon tu plongeras dans les abysses du péché et de la corruption.

    Souviens-toi en permanence de la parole de Dieu — Exalté soit-Il — : « On a enjolivé aux gens l’amour des choses qu’ils désirent : femmes, enfants, trésors thésaurisés d’or et d’argent, chevaux marqués, bétail et champs ; tout cela est l’objet de jouissance pour la vie présente, alors que c’est près de Dieu qu’il y a bon retour. » [4] Le Livre de Dieu récite ces faits jour et nuit. Ne sois donc pas du nombre des gens qui préfèrent la vie ici-bas à l’Au-Delà ; ni de ceux qui se laissent tromper par l’apparence des choses sans considérer leur essence.

    Tous les plaisirs apportés par la civilisation contemporaine ne mèneront qu’à la souffrance, une souffrance qui l’emportera sur leur attrait et ôtera leur douceur. Évite donc les aspects mondains de ces gens.

  6. Cher frère, les choses que Dieu a rendu illicites pour nous, ces gens les considèrent licites pour eux. Par conséquent, s’ils commettent un acte illicite, ils ne ressentiront aucune honte et ne s’en abstiendront aucunement. Tu ne devrais ni approuver leurs fantaisies ni te mêler à eux dans leurs péchés. Sinon, tu ne seras pas exempté de rendre compte devant Dieu — Exalté soit-Il — et tu n’auras point d’excuse le jour du Jugement.

  7. Ne cherche pas la compagnie de leurs filles, et ne laisse se développer entre vous aucune sorte d’amitié ni relation sentimentale. Si cela constitue un péché pour les autres, cela l’est doublement en ce qui te concerne et tu en es parfaitement conscient. Bien que tu sois connu parmi nous comme une personne fiable et décente, je mentionne ce point pour te mettre en garde contre la débâcle du péché afin que tu ne trébuches jamais. Que ta chasteté soit assortie de contentement et ta dignité de convenance.

  8. Pour ce qui est de l’alcool, ne t’en approche guère et ne trouve pas d’excuse dans la rigueur du climat. Car lorsque Dieu l’a rendu illicite, il connaissait parfaitement tous les types de climat et n’a pas fait de distinction entre les pays ni entre les nations face à cette prohibition. Dieu l’a rendu illicite sans laisser de place au doute et sans faire d’exception. Veille donc à ne pas lui faire une place dans ton ventre, sinon cela restera comme une tache noire sur une peau immaculée.

    Sois ferme autant que possible avant le premier verre. Car une fois que ton esprit aura été grisé par le premier verre, un deuxième suivra puis un troisième. À ce moment, tu auras chuté au fond d’un gouffre dont il est difficile d’échapper, et tu auras commis une injustice contre ta propre personne et contre les autres. Ensuite, même si tu expies ce péché par le repentir, tu ne pourras pas retrouver ta pureté originelle ni ta superbe crédibilité.

  9. Ne goûte à rien dans les restaurants qui servent la nourriture illicite, comme le porc et la bête morte. Tu trouveras dans ce qui est licite des substituts et une satisfaction. Ne goûte donc pas aux aliments illicites et ne laisse pas ta chaire croître sur eux, faute de quoi le feu sera ce qu’elle mérite. Dieu — Exalté soit-Il — nous a prohibé les impuretés : « …Il leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises… » [5] Délaisse donc ce qui est mauvais à la faveur de ce qui est bon.

  10. Quant aux casinos, boîtes de nuit et autres lieux de vanité, ton temps est bien trop précieux pour y être gaspillé. J’ai médité l’adage « le temps c’est de l’argent » et je ne l’approuve pas. Le temps est plus précieux que l’argent, car le temps c’est la vie. N’est-il pas vrai que ta vie ne dure que quelques heures et que l’on ne sait jamais quand elle touchera à sa fin ? Cher frère, sois rigoureux avec ton temps et ne le dépense que pour ce qui est significatif et ne cherche le plaisir que dans ce qui est licite.

    Dans les cieux se trouve le calme et sur terre la beauté. Dans les jardins il y a la fraîcheur et en toi un signe. Dans la mer il y a une force et dans l’air une nourriture. Puise dans tout cela du réconfort pour ton âme et du repos pour ton esprit. Ne perds pas ton temps par insouciance, cela t’aliènera du bien et te conduira vers le mal.

  11. Sois perspicace dans ta critique ; sois juste et sociable. Que la bonté des gens ne te fasse pas oublier leur méchanceté et que leur méchanceté ne te fasse pas oublier leur bonté. Étudie-les plutôt à la manière d’un chercheur ou d’un examinateur. Embrasse toutes leurs affaires, puis examine-les avec précision. Rapporte le bien que tu y trouveras à ton peuple et à ta nation, et reviens victorieux et soutenu. Rejette le reste et ne reviens qu’une fois que tu t’en seras lavé les mains et libéré l’esprit.

    Tu trouveras là-bas des gens qui déshonorent ton Prophète — paix et bénédictions sur lui —, trouvent à redire dans ton Coran et honnissent les tiens. Ne t’assois pas avec eux jusqu’à ce qu’ils traitent d’un autre sujet, quand bien même il serait nécessaire à tes yeux d’initier un dialogue avec eux. Discute avec eux de la meilleure façon. Expose-leur le bien que tu connais et évite de rentrer dans des polémiques qui ne cultivent que la haine et la dissension. « Tu [Muhammad] ne guides pas ceux que tu aimes : mais c’est Allah qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés. » [6]

    Cher frère, sache que l’exemple vivant est un bien meilleur appel que le meilleur des discours. Il est bien plus efficace et bénéfique d’user de ton bon caractère, de ta personne irréprochable et de ta droiture pour défendre et promouvoir ta religion et ta nation. Si tu as l’occasion de donner un discours ou une conférence à l’un de leurs lieux de réunion ou l’une de leurs assemblées, prépare-toi bien pour cet événement. Choisis un sujet qui ne sèmera pas le trouble et n’insultera pas la probité intellectuelle. Ne sois pas impressionné par leur position, car l’aide de Dieu est du côté de ceux qui sont sincères. Sois positif et n’insulte pas les croyances d’autrui. Attache-toi plutôt à révéler leur bonté innée et à leur exposer nos croyances. Ce faisant, tu auras convenablement éveillé leur conscience et leur motivation.

    Enfin, il y aurait tellement de choses à dire et j’aurais tant aimé poursuivre mon conseil à ton endroit, mais je crains en prolongeant ce discours outre mesure que tu n’oublies la plupart de mon propos, car l’excès de discours fait oublier l’essentiel. Vous concernant tous les deux, puisse Dieu vous élever pour faire de vous les meilleurs successeurs et puisse Sa protection vous accompagner.

    Puisse-t-Il vous préserver tous deux et vous ramener sains et saufs, comme le voudraient tous les sincères. Je confie à Dieu votre religion, vos obligations, et le fruit de vos actions. Que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur vous. Amin.

 

Source: http://www.islamophile.org/spip/Lettre-a-un-Musulman-vivant-en.html

Traduit de l’anglais du site jannah.org.


 


 

[1] Sourate 38, Sâd, verset 26.

[2] Sourate 2, Al-Baqarah, La génisse, verset 184.

[3] Sourate 20, Taha, versets 131 et 132.

[4] Sourate 3, Âl `Imrân, La famille d’Amram, verset 14.

[5] Sourate 7, Al-A`râf, Les limbes, verset 157.

[6] Sourate 28, Al-Qasas, Les récits, verset 56.

Par Hassan AlBannâ - Publié dans : Islam - Communauté : Islam
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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 16:34

« Le mois du Ramadan, mois du jeûne, au cours duquel le Coran commença à être révélé, comme guidance pour les gens et preuve de bonne direction et de discernement ». Coran 2 : 185


Depuis plusieurs années maintenant, le mois de ramadan est devenu l’occasion d’un intense marketing visant à susciter le désir du consommateur-croyant musulman en lui proposant toutes sortes de produits. Du couscoussier trois pièces aux paquets de thé vert en passant par les plats préparés halals et les épices à « chorba », les poids lourds de la grande distribution font étalage de produits « spécialement » destinés au consommateur-croyant musulman. Depuis l’an dernier, des films publicitaires, ciblant spécifiquement la clientèle musulmane, sont diffusés sur les chaînes nationales alors que les campagnes d’affichage et les catalogues publicitaires se multiplient.


patisserie-alger-2.jpg Cet étalage de produits à identité « musulmane » tient au fait que le marché « islamique » est devenu un enjeu considérable. Le seul marché de la viande halal en France est estimé à 5,5 milliards d’euros en 2010 et sur cette somme totale 4,5 milliards d’euros sont dépensés par les ménages. Au niveau mondial, ce marché est estimé à environ 500 milliards d’euros et au niveau européen il connaît une croissance d’environ 15% par an depuis plusieurs années. Dans une économie européenne connaissant une croissance faible, le nouveau marché « islamique » est une véritable aubaine pour le capitalisme qui cherche en permanence à créer de nouveaux marchés lui permettant de générer des profits substantiels.


Cette extension du marché à l’univers de l’islam participe du processus de réification global propre au système capitaliste. Le marché « islamique » devient un instrument destiné à étendre la sphère capitaliste à un espace non-marchand : l’espace de l’islam, de son imaginaire et de sa spiritualité.


Etudié par Georg Lukacs, le processus de réification tend à transformer l’ensemble du monde, dans sa dimension matériel et spirituel, en objet marchand soumis au primat du capital. Ce processus généralise les lois du marché dans les sphères non-marchandes et, par la même occasion, détruit la diversité culturelle, fait disparaître les particularismes, anéantit les pensées critiques ou désintègre les religions et les spiritualités. En cela, le capitalisme est porteur en lui-même d’une volonté de destruction, de mort, de tous les espaces non marchands.


Dans ce processus de réification, l’extension du marché à l’univers de l’islam ne peut se faire que par l’utilisation d’un paraître « islamique » anéantissant l’être musulman, c’est-à-dire d’une image de l’islam utilisée en dehors de la culture et de la spiritualité musulmane. Par ce processus de réification, le capitalisme tend à transformer le musulman, porteur d’une culture et d’une spiritualité, en consommateur d’images de l’« islam ».


Ce processus de réification finit par altérer l’identité spirituelle de l’islam dans son essence propre puisque la marchandise s’efforce de se transformer, par l’acte de consommation, en intermédiaire entre le croyant et son Créateur. L’acte de consommation se présente implicitement comme un acte de dévotion d’une « spiritualité » factice. De spiritualité, l’islam est transformé en objet de consommation et la marchandise devient une sorte d’objet de culte. Cet islam réifié est ainsi intégré dans ces panthéons du capitalisme que sont les grandes surfaces. Il est transformé en bijou que l’on porte, en habit que l’on revêt, en nourriture que l’on mange. Vidé de tout contenu spirituel et civilisationnel, l’islam fétichisé se transforme en objet de consommation que l’on achète, que l’on consomme et que d’autres vendent.


Toutefois, il existe une contradiction entre une partie des consommateurs-croyants musulmans vivant en France et les marchands d’« islamité ». Cette contradiction ne repose pas sur une remise en question de la logique de la réification qui transforme l’islam en marchandise. Cette logique n’est bien souvent même pas perçue en raison du discours masquant la marchandisation du monde par le capitalisme. Bien plus, cette logique est promue par certains au nom d’une sorte de « théologie islamique de la prospérité » qui tend à donner une caution islamique au capitalisme. La contradiction entre une partie des consommateurs-croyants et les marchands d’« islamité » s’exprime essentiellement au niveau des représentions des musulmans vivant en France.


Le consumérisme comme révélateur d’une aliénation


La représentation de l’islam et des musulmans proposée par les marchands d’« islamité » est souvent marquée du sceau d’un folklore orientaliste. Les catalogues publicitaires « spécial » ramadan parlent de semaine « orientale » ou de « mille et une saveurs » en utilisant une typographie faite d’arabesques afin de donner une saveur exotique à leurs réclames. Les produits proposés se veulent majoritairement évocateurs d’un « terroir » arabe ou maghrébin. Les pâtisseries « orientales », les sacs de semoule de 5 kilos ou les salades mechouia en pot mais aussi les services à thé et autres plats à « couscous » créent de fait un lien entre les musulmans vivant en France et des objets identifiés comme arabes ou maghrébins.


Parmi les musulmans vivant en France, pour ceux qui se définissent comme des « citoyens français de confession musulmane » ou comme des « français musulmans », ce lien les rattachant au monde arabe ou au Maghreb est problématique et objet de contestations. Se voulant avant tout français malgré leurs origines, ils refusent l’utilisation de typographies ou la mise en avant de produits renvoyant à l’islam et les musulmans à des éléments exogènes à la culture française. Récusant toutes spécificités culturelles liées à la culture arabe, les « français musulmans » veulent définir leur identité uniquement en référence à une nationalité et à une religion islamique réduite uniquement à sa dimension cultuelle. Concrètement, ils se reconnaissent dans les produits identifiés comme français, à condition qu’ils respectent les prescriptions islamiques, et non dans des produits identifiés comme arabes ou maghrébins.


Si cette contestation d’une identité dictée de l’extérieur est aisément compréhensible, la posture purement réactive consistant à se construire uniquement en réponse à des problématiques imposées par d’autres est elle-même symptomatique d’un malaise profond. Elle révèle une incapacité à construire, de manière autonome, son identité propre par une autodéfinition de soi. Cela est le signe même d’un statut de dominé n’arrivant pas à se poser comme être autonome et indépendant. La communauté musulmane se définit uniquement en réponse à une idéologie dominante qui, in fine, lui dicte ses actions et ses réactions. Vérifiant les propos d’Ibn Khaldoun affirmant que le vaincu imite toujours le vainqueur, les « citoyens français de confession musulmane » s’efforcent de copier les vainqueurs, les dominants, de la société dans laquelle ils vivent.


Le rejet d’éléments culturels identifiés comme arabes ou maghrébins est largement dépendant de l’image négative de ces cultures dans l’idéologie dominante régnant dans l’hexagone en raison, notamment, des traditions orientalistes et colonialistes de la France. Se positionnant à partir du point de vue orientaliste dominant qui représente la culture arabe comme violente ou machiste, les « français musulmans » veulent s’attacher à démontrer qu’eux-mêmes et l’islam ne sont pas liés à ces éléments culturels négatifs. Cette volonté de prise de distance avec des éléments identitaires perçus comme négatifs par l’idéologie dominante est d’autant plus prégnante lorsque les « français musulmans » cherchent à se distancier de la figure du travailleur immigré, véritable vaincu de la société capitaliste occidentale.


En effet, si une partie du monde arabe - essentiellement les pétromonarchies du Golfe du fait de l’image d’une « modernité capitaliste » version « islamique » qu’elles mettent en avant - peut-être regardée de manière relativement bienveillante, le travailleur immigré, dominé économiquement et culturellement, représente l’une des figures avec lesquelles les « citoyens français de confession musulmane » refusent d’être associés. Dans les représentations dominantes, le travailleur immigré est représenté comme un « être négatif » ne maîtrisant ni la langue ni les codes culturels de la société française et occupant une position subalterne économiquement. Pour prendre leurs distances avec cet « être négatif », les « français musulmans » mettent en avant leur identité et leur culture françaises contre l’immigré de culture exogène. Au niveau de la consommation, ils veulent consommer des produits différents de l’immigré recherchant des marchandises en lien avec sa culture et singulièrement, au niveau alimentaire, avec sa culture culinaire.


Le positionnement réactif des « français musulmans » montre leur aliénation vis-à-vis de la culture dominante par rapport à laquelle ils se définissent. Alors que les éléments culturels arabes et maghrébins sont parties intégrantes de l’identité culturelle de la communauté musulmane vivant en France, parce que celle-ci est née de l’immigration arabo-musulmane ayant commencé au début du XXème siècle, les « français musulmans » cherchent à nier une partie de l’histoire et de l’identité qui les constituent, car ils sont dépendants des représentations dominantes véhiculées dans la société française. Les réactions par rapport aux produits proposés durant le mois de ramadan sont révélatrices de cette aliénation propre à une communauté dominée incapable de se définir de manière autonome à partir de son histoire et de son patrimoine.


Face à la réification de l’islam par le capitalisme, à la transformation du jeûne du mois de ramadan en fête consumériste et à l’aliénation d’une communauté incapable d’être maîtresse de son identité, l’essence spirituelle du jeûne peut permettre de se libérer de ces différentes structures de domination pesant sur les musulmans. Cette essence spirituelle se trouve non pas dans le consumérisme marchand que cherche à imposer la civilisation capitaliste mais dans le souvenir du Créateur. Seul le retour à cette essence profonde du jeûne du mois de ramadan peut permettre aux musulmans de retrouver le souffle libérateur et créateur de l’islam des origines.

 


Par Youssef Girard.


Source : ISM France

Par Youssef Girard - Publié dans : Islam - Communauté : Islam
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